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Nos plus belles enchères
32 - Diego GIACOMETTI (1902-1985) Console sculpturale modèle La Promenade des amis. A plateau rectangulaire en épaisse dalle de verre enchâssée dans une structure en bronze à patine brune nuancée de vert formant quatre jambes à pieds évasés reliées par des entretoises latérales et longitudinales dont l'une est ornée d'un décor d'arbres, de chiens et d'un cheval. Modèle créé en 1976. Signée "Diego" en lettres majuscules et porte le monogramme de l'artiste frappé au tas sur une des entretoises. H. : 89 cm ; L. : 122 cm ; P. : 36 cm. Usures, frottements, légère craquelure sur l'arrière de l'arbre se trouvant au centre de la console. Cette œuvre a été authentifiée selon le processus mis en place par la succession Diego Giacometti. Un certificat d'authenticité en date du 5 mars 2026 sera remis à l'acquéreur. La Promenade des amis est expliquée par Diego de façon amusante, « C'était pour une cliente qui faisait des ventes pour la protection des animaux. Alors j'ai pensé à ça, La Promenade des amis : un cheval avec trois petits chiens dont un, en train d'arroser l'arbre et un autre qui le flaire. Il y a eu une cliente qui me l'a fait enlever. Ça la gênait "Mais les chiens, ils sont tous les mêmes, je lui ai répondu. » Bibliographie : Michel Butor, Diego Giacometti, Édition Adrien Maeght, 1985, un exemple de notre modèle reproduit p. 127. Françoise Francisci, Diego Giacometti, Catalogue de l'œuvre, Vol. I, Éditions Eolia, 1986, un exemple de notre modèle reproduit en couverture et p. 16. Daniel Marchesseau, Diego Giacometti, Édition Hermann, 1986, un exemple de notre modèle reproduit p. 93. Daniel Marchesseau, Diego Giacometti, sculpteur de meubles, Éditions du Regard, 2018, un exemple de notre modèle reproduit p. 126. Catalogue de l'exposition, Giacometti une famille de créateurs, Édition Fondation Marguerite et Aimé Maeght, 2021, un exemple de notre modèle reproduit p. 263. Pierre Passebon, Jacques Grange, Éditions du Regard, 2008, un exemple de notre modèle reproduit p. 124.
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4 900 000 EUR
3 - Joan MIRO (1893-1983) La toilette de Violette, 18 juillet 1938. Huile, gouache et encre sur papier. Signé vers le milieu à gauche. Contresigné, titré et daté au dos. 77 x 55,5 cm. Provenance : Galerie Pierre Matisse, New-York. Galeries Acquavella, New-York. Collection Seibu, Tokyo. Galerie Lelong, Paris. Expositions : Yokohama Museum of Art, 1992, Joan Miró. Centennial Exhibition: The Pierre Matisse Collection, n°48 repr. p. 88. Tokyo, Setagaya Art Museum - Nagoya, Aichi Prefectural Museum of Art, n°75 repr. p. 136. Bibliographie : Jacques Dupin, Miró, Flammarion, Paris 2024, n°243 p. 221. Jacques Dupin et Ariane Lelong-Mainaud, Joan Miró. Catalogue raisonné. Drawings, Volume II : 1938-1959, Daniel Lelong et Successió Miró éditeurs, 2010, décrit et reproduit sous le n°846 p. 34-35. Un certificat de l'ADOM, en date du 26 juin 2001, sera remis à l'acquéreur.
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365 000 EUR
80 - James TISSOT (1836-1902) Femme à la fenêtre, circa 1874-1875. Huile sur toile. Signée en bas à droite sur le cannage du fauteuil (peut-être rapportée). 59,5 x 46 cm. OEuvre en rapport : Pointe sèche en sens inverse, deux exemplaires sont conservés dont l'un à la BNF (ref DC310bj,76c76039). Nous remercions Madame Krystyna Matyjaszkiewicz qui a aimablement confirmé l'authenticité de ce tableau. Une copie de la lettre d'authentification de la spécialiste sera remise à l'acquéreur. Commentaire : Durant l'année 1872, Tissot installé à Londres, vend de nombreuses peintures à bon prix. L'année suivante, il fait l'acquisition d'une maison dans le quartier de St John's Wood de la capitale anglaise. Puis bientôt, y fait construire une extension qui va lui servir d'atelier. La scène est placée à l'entrée de cet atelier, côté jardin. De nombreux objets sont caractéristiques de l'atelier du peintre et servent de décor à de nombreuses peintures : fauteuil à bascule, tapis et coussins, paravent japonais que le peintre collectionnait. Le jeune modèle est habillé d'une tenue que l'on retrouve dans d'autres œuvres de Tissot, vers 1874-1876 (bonnet d'été blanc orné d'un ruban bleu, corsage gris, rayé avec surjupe et cape assorties). Le procédé consistant à représenter une figure regardant directement le spectateur est fréquemment utilisé par Tissot pour engager celui qui contemple l'œuvre. Ici la jeune femme toque à la porte-fenêtre, écrasant son nez sur le vitrage pour tenter de distinguer une présence à l'intérieur de l'atelier. Woman at the window fut gravée à l'eau -forte par Tissot. Seules deux épreuves d'essai sont connues (Bibliothèque nationale, Paris et Art Gallery of Ontario, Toronto). La gravure, inversée par rapport à la peinture est contemporaine d'une autre eau-forte de même format intitulée Spring Morning (100 exemplaires). Elles marquent toutes deux une période où Tissot se consacre sérieusement à la gravure après les refus de ses peintures aux expositions d'avril 1875 de la Royal Academy. Notre tableau possède toutes les qualités caractéristiques du peintre : Élégance et juvénilité féminine, préciosité du décor et de la mise du modèle, instantané d'un moment de grâce et de beauté issu du quotidien. Éléments biographiques : Après des débuts consacrés aux sujets bibliques et littéraires, c'est grâce au succès du portrait de Mademoiselle L. L, présenté au Salon de Paris en 1864, que la carrière de Tissot va prendre sa direction et son essor. Il obtient des commandes, notamment le portrait collectif, Le cercle de la rue Royale,1868. Désormais, Tissot est le portraitiste de la beauté et de l'élégance féminine de l' aristocratisme, du maintien et du raffinement de la mise. Après s'être engagé malencontreusement aux côtés des communards en 1871, il émigre en Angleterre. Durant sa période londonienne il réalise d'ambitieuses compositions avec de nombreux personnages (Le Bal sur un bateau, Londres,Tate Gallery). Fêtes nautiques, pique-niques aristocratiques et scènes de bal nous donnent un témoignage de l'évolution de la mode féminine avec parfois un goût pour des tournures exagérées. Tissot suggère aussi entre les couples un échange intime, ses élégantes incarnant "l'insondable mystère féminin". Tissot fait plusieurs voyages en Palestine, paysages utilisés pour ses illustrations de La Vie de N.-S. Jésus-Christ. L'édition de ses gravures constitue pour Tissot un succès financier tout à fait considérable. Il s'intéresse également à la technique des émaux cloisonnés, influencé par la mode japonisante du début des années 1880.
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240 000 EUR
3 - Paul SIGNAC (1863-1935) Pilote de la Meuse, 1924. Huile sur toile. Signée et datée en bas à droite. 50 x 65 cm. On joint neuf papiers-pelures dactylographiés d’Edmond Sussfeld, trois lettres autographes signées de Paul Signac, deux lettres autographes signées et la facture du marchand Léon Marseille. Provenance : Galerie, Léon Marseille, Paris. Collection Edmond Sussfeld. Puis par descendance au propriétaire actuel. Exposition : Paris, 1930, Bernheim-Jeune, Paul Signac, n°40 reproduit. Paris, 1934, Petit-Palais, Paul Signac, n°35. Viroflay, 1965, Salon du Souvenir de Corot, 13ème exposition. Bibliographie : Françoise Cachin, Signac : Catalogue raisonné de l’oeuvre peint, Paris, 2000, n°565 reproduit p. 323. OEuvre en rapport : Pilote de la Meuse, lavis d’encre préparatoire à notre tableau, probablement 1924, collection privée. Nous remercions madame Charlotte Hellman-Cachin - Archives Signac, et madame Marina Ferretti-Bocquillon pour les informations communiquées. Un certificat d’authenticité de madame Marina Ferretti-Bocquillon sera remis à l’acquéreur. PILOTE DE LA MEUSE Pour « Pilote de la Meuse », Signac revient vers un motif exploré dix-huit ans auparavant. Il élabore une composition sobre, déjà utilisée dans certains ports et marines des années 1890 qui traduit sa volonté d’ordre et de clarté : une structure rigoureuse de lignes horizontales et verticales est tempérée par quelques obliques (mâts des bateaux et cheminée inclinée du remorqueur- un poncif de Signac). En contrepoint les voiles gonflées par le vent et les courbes des coques animent la composition de petits rythmes circulaires dynamiques. Quant à la couleur divisée, posée en touches rectangulaires chargées de matière et d’énergie, elle définit les formes, traduit la lumière, l’atmosphère et les mouvements de cette météorologie agitée : le ciel est chargé de nuages et de pluies poussées par les vents, les plages d’eaux sombres alternent avec d’autres plus éclaircies par des trouées de soleil, le vent gonfle les voiles et les fumées du remorqueur tourbillonnent. On admirera aussi particulièrement la plage d’eaux mouvantes du premier plan, damier vibrant et polychrome faisant penser aux abstractions contemporaines pointillées d’un Kupka, même si pour Signac (et il le rappelle dans son ouvrage Le Sujet en peinture), l’abstraction de la réalité doit rester dans la limite d’ « une harmonie décorative ». Un lavis à l’encre de Chine de petit format, identique presque en tout point existe (collection privée) et a préparé selon sa méthode personnelle la composition peinte. Pour « Pilote de la Meuse » on peut reprendre le joli propos de John Leighton, dans son introduction au catalogue de la rétrospective Signac de 2001 (Paris, Amsterdam, New-York) : « Dans les meilleures de ses dernières œuvres, Signac a su allier l’héritage sensuel de ses premiers tableaux à la froide rationalité du Néo-impressionnisme pour créer un art d’une richesse chromatique et d’une sensibilité extraordinaire ». UNE PROVENANCE DOCUMENTÉE Rares sont les œuvres qui nous sont confiées qui disposent d’une provenance aussi documentée. Nous avons en effet la chance d’offrir à la vente avec ce chef d’œuvre de Paul Signac une importante correspondance entre Edmond Sussfeld, Paul Signac et Léon Marseille. Neuf papiers-pelures dactylographiés d’Edmond Sussfeld, trois lettres autographes signées de Signac, deux lettres autographes signées et la facture du marchand Léon Marseille viennent éclairer les multiples étapes ayant permis au collectionneur de faire l’acquisition du tableau. Monsieur, Etant désireux de faire l’acquisition d’une de vos œuvres, je vous serai reconnaissant de m’informer si je puis vous rencontrer à votre atelier samedi prochain à 14 heures ½. Dans l’attente de vos nouvelles, je vous prie, Monsieur, d’agréer mes salutations sincères. Edmond Sussfeld. Monsieur, J’aurai certes plaisir à vous recevoir dans mon atelier ; mais je dois vous aviser que je n’ai aucune peinture à vendre, mes tableaux étant retenus par traités à mes marchands ; je ne puis disposer que de mes aquarelles. Si dans ces conditions vous persistiez dans votre aimable intention, je vous serais reconnaissant de m’en aviser et j’attendrais votre visite samedi prochain à 14 heures ½. Veuillez agréer, Monsieur, mes sincères salutations. Paul Signac. Cher Monsieur, En vous remerciant de la cordialité de votre accueil, je m’empresse de vous aviser que je suis passé chez Marseille mais que, à mon regret, je n’ai pas pu y trouver de vos tableaux. Néanmoins, j’y ai fait l’acquisition d’une aquarelle de Saint Pol qui m’a été vendue sous le numéro 3375 et pour le prix de 900 francs (toute encadrée). Je vous serais reconnaissant de bien vouloir me faire savoir, soit direct
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1 520 000 EUR
13 - Etienne ALPHONSE DINET (1861-1929) Fillettes regardant au loin. Huile sur toile doublée. Signée en bas à gauche. 81,5 x 65 cm. Toile légèrement détendue. Oil on canvas, signed lower left. 32 x 25,5 in. Provenance: Collection particulière. Nous remercions monsieur Koudir Benchikou de nous avoir confirmé l'authenticité de cette oeuvre
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310 000 EUR
26 - Frans Christophe JANNECK (Graz (Autriche) 1703-Vienne 1761) 1 - L'Atelier du peintre. Huile sur cuivre. Apposé sur panneau. Signé et daté en bas à droite FC Janneck 1748. 40,5 x 53 cm. 2 - L'Atelier du sculpteur. Huile sur cuivre. Apposé sur panneau. 41,5 x 53 cm. Petit manque en bas à droite.
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168 000 EUR
17 - Attribué à Giovanni Francesco PENNI (Florence 1488-Naples 1528) La Sainte Famille avec saint Jean-Baptiste enfant. Pointe de métal, plume, encre brune et rehauts de blanc. Filet d'encadrement. Doublé sur feuille. 19,5 x 12,2 cm Petites pliures; lacunes et rousseurs. Provenance: Collection Théophile Homolle, archéologue, Directeur de l'Ecole d'Athènes (1892-1902), Directeur des Musées Nationaux (vers 1903- 1911), puis Administrateur de la Bibliothèque Nationale (Cf. La réunion des Musées Nationaux 1870-1940, Genèse et Fonctionnement; Paris, Ecole des Chartes, Droz et Champion 1994). D'après une tradition familiale ce dessin aurait été offert à Théophile Homolle par le peintre Léon Bonnat, au moment où il réalisa son portrait. Oeuvres en rapport: 1 - Etude en rapport avec la «Madonna Spinola» conservée autrefois au Palais Vicenzo Spinola à Gênes, aujourd'hui dans une collection privée (Christie's 8 & 9 décembre 1994) attribué à Giulio Romano (1499-1546) en collaboration, pour certains auteurs, avec Giovanni Francesco Penni (Cf. Giulio Romano, Sylvie Ferino Padgen, pp. 70 - 72, 93 & 95 - Electa, Milan 1989). La Madonna Spinola aurait été réalisée à partir d'un dessin issu de l'atelier de Raphaël, ou vraisemblablement, d'après Paul Joannides, à Giovanni Francesco Penni (Cf. The Early Easel Paintings of Giulio Romano, Paragone, n° 425, p. 37. - 1985). 2 -Dessin autrefois à Gijon, en Espagne,détruit en 1936 (Cf. A. E. Perez Sanchez: Catalogue de la Coleccion de Dibujos del Instituto Javanellos de Gijon, n° 126. - 1969).
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1 130 000 EUR
75 - Attribué à CARTIER Paris Elégant diadème en or gris (750) et platine (850) de forme bandeau en légère chute, à décor ajouré géométrique de navettes entièrement pavé de diamants taille ancienne ou rose en serti grain perlé, et ponctué de cinq motifs de rosaces quadrilobées centrées de diamants taille ancienne plus importants en serti clos ou grain perlé. L'ensemble sommé d'une ligne de petits diamants taille ancienne en serti griffe. Monture en métal, amovible, numérotée 2232. Avant 1914. Poids total brut: 109,2 g. Poids sans la monture: 97,2 g. Haut.: 3,5 cm. - Long.: 38 cm. Infimes torsions sur la monture. Très remarquable travail de joaillerie. Provenance: Famille aristocratique russe, puis par descendance au propriétaire actuel
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470 000 EUR
44 - NORMAN BLUHM (1921-1999) Firecracker, 1958. Huile sur toile. Signée et datée en bas à gauche. Contresignée, datée et titrée au dos. 245 x 183 cm. Provenance: Ancienne collection de M. Michel Robinet. Puis par descendance au propriétaire actuel.
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250 000 EUR
118 - Jean-Paul Riopelle (1923-2002) Composition, 1950. Huile sur toile. Signée et datée au dos. Inscription en rouge au dos de la toile «Riopelle 50» et sur le châssis «Riopelle top». Etiquette collée au dos sur l'encadrement. 34 x 22 cm
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300 000 EUR
25 - Amadeo MODIGLIANI (1884-1920) Caryatide, 1910-1911. Dessin au crayon gras sur papier. Porte en bas à droite le timbre de la collection Paul Alexandre et numéroté 107 ainsi que la dédicace: «Au cher Docteur Camey son très reconnaissant Dr Paul Alexandre 2. 10. 65.» 42,8 x 26,3 cm. Au dos étude de tête. Provenance: - Ancienne collection Paul Alexandre. - Offert par Paul Alexandre au docteur Camey le 2.10.1965. - Puis par descendance au propriétaire actuel. Exposition itinérante: - I disegni di Modigliani dalla collezione del Dottor Paul Alexandre, Palazzo Grassi, Venise, 5 septembre 1993 - 4 janvier 1994. - Modigliani. La Révélation - Dessins de la collection de Paul Alexandre, Stichting Sint-Jan, Bruges, 16 juillet - 2 octobre 1994. - Modigliani inconnu, Tokyo, Ueno Royal Museum. - Modigliani Inconnu, Dessins de la collection Paul Alexandre, Musée des Beaux-Arts de Montréal, 1er février - 28 avril 1996. Une copie du courrier de Jan Martens, chargé de l'organisation de cette exposition itinérante, passant par Cologne, Londres, Tel-Aviv, Lisbonne, Bilbao, Madrid, Bruges, Luxembourg, New York, et Rouen de 1993 à 1996, sera remise à l'acquéreur. Bibliographie: - Noël Alexandre, Modigliani Inconnu, dessins de la collection Paul Alexandre, Bruges, Albin Michel, Fonds Mercator, 1993-1996, reproduit sous le numéro 106, page 195 et décrit page 199 et figure dans l'inventaire de la collection Paul Alexandre publié en page 451 du même ouvrage (n°43). - Osvaldo Patani, Amedeo Modigliani - catalogo generale, disegni 1906-1920, Milan, Leonardo, 1994, reproduit sous le n°822 p.362
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310 000 EUR
122 - CARTIER Paris Bracelet manchette ouvert formé d'un large bandeau en or gris (750) laqué noir, terminé par deux clips de revers amovibles en platine (850) à motif géométrique entièrement pavé de diamants taille princesse ou brillant ancienne, huit-huit ou baguette en serti griffe, rail ou grain. Signé à l'intérieur du bandeau et sur chaque clip. Traces de numérotations à l'intérieur du bandeau, illisible. Clips numérotés L2931. Vers 1934-1936. Poids brut total: 51,6 g. Larg.: 2,3 cm. - Tour de poignet: 16,5 cm environ. Petites rayures ou manques de laque autour des trous de fixation des clips. Manque une griffe d'attache à un clip. Ecrin d'origine de la maison Cartier. Petits accidents à l'écrin. Provenance: Vente Hôtel Drouot 25, 26 et 27 octobre 1938, Me Petit et Me Couturier, Importants bijoux composant l'écrin de la Princesse Paule Murat (1901-1937), lot 18. Probablement resté dans la famille des actuels propriétaires depuis. Les bijoux laqués, notamment bracelets ou bagues, sont apparus dans le travail de la maison Cartier en 1934. Le client pouvait choisir la couleur de la laque appliquée sur or, et non sur platine, pour une plus grande flexibilité. Cependant, en raison de leur relative fragilité, très peu de ces bijoux sont parvenus jusqu'à nous. Bibliographie: Judy Rudoe, Harry N. Abrams, Inc. Publishers, The Metropolitan Museum of Art, pages 287 et 330 à 334.
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125 000 EUR
60 - D'après Pierre-Paul RUBENS (Siegen (Westphalie) 1577-Anvers 1640) Les Horreurs de la guerre. Huile sur papier. Deux feuilles juxtaposées; marouflées sur panneau. 48 x 75 cm. Petites restaurations sur le pourtour. Traces d'annotation en bas à gauche. En rapport avec la composition Les Horreurs de la guerre de Pierre Paul Rubens (Toile 206 x 342 cm) peint en 1636 et conservée à Florence au Palais Pitti. Provenance: Collection Vincent Donjeux (?-1793), sa vente, Paris (Lebrun & Paillet) 29 avril 1793, lot 118; Collections Calvière; Collection Dubois; Collection Brulé; Collection Eudoxe Marcille (1814-1890); Collection Marie Françoise Eudoxie Jahan, née Marcille (1850-1917); Geneviève Chevrier, née Jahan (1875-1956) et son mari Pierre Chevrier (1865-1938). Resté dans la descendance jusqu'à ce jour. Bibliographie: 1 - Max Rooses, L'oeuvre de Pierre-Paul Rubens: histoire et description de ses tableaux et dessins, Tome IV, p. 51, sous le n° 872/ 1 «Un second exemplaire de cette esquisse (Vélin marouflé, H. 48, L. 72) se trouve à Paris dans la collection Eudoxe Marcille». (Anvers 1886-1892); 2 - Katarina Chmelinova, On the Consequences of War by Peter Paul Rubens; note 12, p. 28 dans Quart, Nr 1 (31) 2014 (Copie du XVIIIe siècle). 3 - Corpus Rubenianum Ludwig Burchard, volume XII, Allégories et sujets littéraires, à paraître, comme copie (19) d'après la peinture de Florence (Professeur Nils Büttner) Exposition: Bruxelles, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique; Août-septembre 1937; Léo van Puyvelde, Esquisses de Rubens; n°48 du catalogue, p. 56 (Bruxelles - Editions de la Connaissance). «Esquisse pour le tableau de la Galerie Pitti, de Florence (Toile 206 x 342 cm) (...) une seconde esquisse de cette composition est à la National Gallery de Londres (n° 279, pap. Marouflé, 50 x 77 cm)». Nous remercions le professeur Dr. Nils Büttner, de Stuttgart, pour la communication des informations concernant la provenance et la bibliographie de l'oeuvre.
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185 000 EUR
46 - Alberto SAVINIO (1891-1952) Les Prisonniers, IIème version, 1931. Huile sur toile. Signée au milieu sur le mur. Inscriptions au dos sur le châssis: «Les prisonniers (II version) Savinio 1931». 46,3 x 55,3 cm. Provenance: - Collection particulière. Bibliographie générale sur le peintre: - Pontus Hulten et Germano Celant (sous la direction de), Art italien 1900-1945, Paris, Editions Liana Levi, 1989. - Pia Vivarelli, Alberto Savinio Catalogo generale, Milano, Mondadori Electa, 1996. ALBERTO SAVINIO (1891-1952) Frère cadet de Giorgio de Chirico, Andrea de Chirico prend le pseudonyme d'Alberto Savinio pour ne pas nuire à la célébrité de son frère, inventeur de la peinture métaphysique. Tout à la fois peintre, écrivain, journaliste, auteur de théâtre, scénographe et musicien, sa créativité, son intelligence visionnaire et son humour lui ont permis de développer au cours du XXe siècle une oeuvre singulière qui obtient rapidement la reconnaissance de ses pairs. A Paris, il se lie d'amitié avec Guillaume Apollinaire et est considéré par André Breton comme l'un des précurseurs du Surréalisme. Dès 1915, Savinio participe aux recherches picturales de son frère et de Carlo Cara, inventeurs de la peinture métaphysique. Réinstallé à Paris en 1926, l'artiste s'adonne principalement à la peinture créant des oeuvres mystérieuses, fantastiques ou humoristiques qui le font considérer par les Surréalistes comme l'un des leurs. ENTRE METAPHYSIQUE ET SURREALISME: «LES PRISONNIERS, IIe VERSION, 1931». Les Prisonniers, 1931 est caractéristique de son oeuvre où l'étrangeté thématique (traduite aussi par le titre) se conjugue avec le brio et la délicatesse du pinceau. Dans une chambre à l'espace distordu, des jouets amoncelés et colorés, comme munis d'une vie propre, semblent enfermés, sans échappatoire hormis une fenêtre et une porte, l'une ouvrant sur un ciel menaçant et la seconde sur un noir d'abîme: les jouets, receleurs et symboles de nos joies d'en
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220 000 EUR
42 - Collier composé d'une chute de perles fines d'environ 5,4 à 10,2 mm, alternées de perles de semence. Il est agrémenté d'un fermoir olive à cliquet en or gris 750 millièmes, pavé de diamants taille ancienne. Travail français vers 1900. Poids brut: 32,4 g. - Long.: 54,5 cm. Pas d'indication de traitement. Il est accompagné d'un certificat LFG n° 331175 du 22.01.2018, attestant 53 perles fines d'eau de mer blanc crème.
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110 000 EUR
53 - BOUCHERON Monture Bague jupe en platine 850 millièmes, ornée d'un saphir rond facetté de belle couleur en serti griffe, dans un entourage de diamants taille baguette. Signée, numérotée 832.557. Vers 1960. Poids du saphir: 10,16 carats. Poids brut: 13,3 g. Tour de doigt: 47. Avec anneau de mise à grandeur. Légers manques de matière, égrisures. Le saphir est accompagné d'un certificat LFG n°331176 du 22.01.2018 attestant provenance Myanmar (anciennement Birmanie), pas de modification thermique constatée.
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105 000 EUR
47 - Yves TANGUY (1900-1955) Elle viendra, 1950. Huile sur toile. Titrée, datée et mentions manuscrites au revers. 46 x 35,5 cm. Oil on canvas, titled and dated on the back. 18,1 x 13,9 in. Provenance : Collection Marie-Louise et Jehan Mayoux. Puis par descendance au propriétaire actuel. Bibliographie : Pierre Matisse, Yves Tanguy, Un Recueil de ses oeuvres, New York, Pierre Matisse, 1963, reproduit page 177 n°413. D'origine bretonne, fils de militaire, rien ne prédestine Yves Tanguy à la carrière que nous lui connaissons. Au hasard des rencontres, il est d'abord sensibilisé à la peinture par le fils d'Henri Matisse, Pierre, futur galeriste New-yorkais, qu'il côtoie au lycée Montaigne. Puis lors de son service militaire à Lunéville en 1920, il se lie d'amitié avec Jacques Prévert. Mais c'est véritablement en 1923 que son destin se dessine, captivé par une peinture de Giorgio de Chirico : «Le Cerveau de l'enfant», alors exposée en vitrine de la galerie Paul Guillaume. Il sera peintre. Entièrement autodidacte, ses premières oeuvres sont figuratives (il en détruira beaucoup) mais très vite il met au point un répertoire et un style très personnel peut-être d'abord influencé par les peintres espagnols dont Miro. Son vocabulaire, assez vite fixé, restera permanent tout au long de son oeuvre. Son esthétisme sera constant, intemporel, peuplé de formes énigmatiques à la fois «êtres-objets» ou machines. Lui-même conviendra que sa peinture est inexplicable. Yves Tanguy raconte : «Aux alentours de 1924, je suis tombé sur le premier numéro de la Révolution surréaliste et cela m'a beaucoup intéressé. Pas tellement les oeuvres qui y étaient reproduites mais l'esprit général du contenu». Le lien avec les surréalistes va vite se tisser. Lors d'un dîner en 1925 au Café Cosmos, il se lie avec Robert Desnos, très vite il rencontre Benjamin Péret et Aragon. Son plus grand ami sera André Breton, son guide et mentor, remplaçant son père très tôt disparu. Dès 1926, une de ses oeuvres est reproduite dans La Révolution Surréaliste et ses peintures exposées à la Galerie surréaliste. En 1927 une exposition personnelle lui est consacrée. Il participe à toutes les manifestations du mouvement, aux jeux surréalistes et illustre de nombreux textes. Malgré tout, sa situation reste difficile et il vit avec sa femme Jeannette dans un hôtel très modeste. Après un voyage en Afrique du Nord en 1930 et 1931, assez peu documenté, Tanguy peint une série de paysages plateaux occupant une place à part. Puis il revient à une nouvelle organisation de ses compositions. Les formes ne prolifèrent plus mais sont disposées en alignement au premier plan. L'indéfectible amitié entre Yves Tanguy et le couple Mayoux débute en 1933. Jehan Mayoux prend contact cette année-là avec André Breton et Paul Eluard. Il participe aux activités du groupe des surréalistes, collabore aux revues et signe les textes collectifs. En 1935, Tanguy passe ses vacances d'été avec Marie-Louise et Jehan Mayoux. Déclaré inapte pour la mobilisation il part en 1940 pour New-York, officiellement afin d'exposer à la Galerie Pierre Matisse, officieusement pour rejoindre la peintre Kay Sage qu'il a rencontrée à Paris et qui a influé pour l'organisation de cette exposition. Il l'épouse en 1940. Le couple s'installe dans le Connecticut. Pierre Matisse lui assure une relative sécurité matérielle grâce à une rente mensuelle en sus des ventes. La peinture de Tanguy ne rencontre pas plus de succès aux Etats-Unis qu'en France. Elle est bien trop intérieure pour parvenir à toucher un large public. Le monde intérieur d'Yves Tanguy. Le but de la peinture surréaliste n'est pas de fixer en trompe l'oeil les images du rêve, mais d'exprimer par les moyens picturaux «le fonctionnement de la pensée» (d'après André Breton), ce qui veut dire le fonctionnement inconscient de la pensée. Tanguy ne travaille pas moins le sujet que son ombre, sans que l'on sache vraiment d‘où vient la lumière. L'ombre souligne la réalité palpable de l'objet, mais elle est impalpable par nature. Il s'attache aux formes et non au fond refusant la coupure ciel-terre. Ses paysages n'offrent pas de ligne d'horizon. Espace aérien et espace terrestre se confondent. Il n'y a que l'espace de Tanguy et au sein de celui-ci germent des créatures, des «êtres objets» comme les appellera Breton. Ces derniers requièrent tous les soins de leur créateur. Tanguy les brosse avec une délicate attention et une grande précision. Ils évoquent un monde minéral, ou des pétrifications, mais échappent toujours à toutes ressemblances. Tanguy développe son monde intérieur alimenté par ses souvenirs d'enfance en Bretagne. Mais
Résultat
720 000 EUR
72 - Jean Royère (1902-1981) Lampadaire d'applique modèle Liane à cinq lumières, circa 1960. En métal à patine dorée. H. : 231 cm - L. : 178 cm - P. : 14 cm. Taches, rayures, soudures et oxydations. Patinated metal wall lamp. 90,9 x 70 x 5,5 in. Provenance : Collection particulière française. «J'ai vu des salons où des lierres font plusieurs fois le tour des murs en zigzaguant autour des tableaux et des glaces, et des salles à manger où la vigne vierge redescend dans des lustres.» Jean Royère, Notes de voyages d'un décorateur français en Scandinavie, «Le Décor d'aujourd'hui», n° 53, 1949. Bibliographie : J.Lacoste et P. Seguin, Jean Royère, Galerie Jacques Lacoste-Galerie Patrick Seguin, Paris, 2012, vol. 1, p. 6-7, 29-30, 56-57, 60-67, 266, vol. 2, 30-31, 84. Pierre-Emmanuel Martin-Vivier, Jean Royère, Norma, Paris, 2017, p. 283. Jean Royère, catalogue des galeries Jacques Lacoste et Patrick Seguin, vol.2, Paris, 2012, pp. 30-31. Yolande Amic, Intérieurs le mobilier français 1945-1964, éd. du Regard, Paris, 1983, p. 39. Bruno Foucart et Jean-Louis Gaillemin, Les décorateurs des années 40, éd. Norma, Paris, 1998, p. 260. Jean Royère décorateur à Paris, catalogue d'exposition, Musée des Arts Décoratifs, Paris, 8 octobre 1999-30 janvier 2000, pages 26 et 77. Pierre-Emmanuel Martin-Vivier, Jean Royère, éd. Norma, Paris, 2002, pp. 265, 268-269, 274.
Résultat
380 000 EUR
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