MUSICIENS

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MUSICIENS

Réunion de 11 lettres ou cartes autographes.
Signées.
DELIBES (Léa) « J'ai été décontenancé en recevant tantôt votre petit mot et surtout en venant à la hâte au Ménestrel...en sortant du Conservatoire. ». - FAURE (Gabriel) « J'ai écrit à Mme Cruppi pour la prier de faire la 2ème fée dans Mozart. ». - GOUNOD (Charles) « Le reportage et l'interview, sont, à mes yeux, deux formes publiques des tendances, que j'ai en horreur. C'est en d'autres termes l'effraction de la vie privée. ». - INDY (Vincent d') carte et lettre: « J'ai rendez-vous avec M. Thomas (Amboise). ». -
Relative à un article concernant les sonates de F.G. Rust. - LALO (Edouard) « Désirant comme vous que le début du Roi d'Ys se fasse à Vienne, je regrette que cette lenteur nous arrête... Et la traduction il faudrait qu'elle marchât rapidement... Quant à la
Caron, je m'y attendais, elle est surtout élégiaque, elle a échoué à l'Opéra dans les rôles vraiment dramatiques mais puisqu'il lui faut des si bémols et que Maryard est trop grave, pourquoi ne prendelle pas Rozeim. Pour les directeurs qui viennent de publier leurs programmes de Bruxelles ils annoncent Sigurd un opéra belge,
Siegfrid, le Roi d'Ys, Lohengrin. Le Roi d'Ys n'arrivant qu'avant dernier, après Siegfrid, qui prendra la plus grande part des études de l'hiver, je n'y crois pas pour cette saison... Il m'est difficile d'écrire ici les cuivres sur le théâtre sans la partition... J'ai recommencé à travailler, j'ai orchestré le 1er morceau de mon C° et le n°2 est en train, 87 pages d'orchestre. ». - MASSENET (Jules) 2 cartes avec 2 portées musicales, l'une de « Manon ».
Joint un retirage photographique. - SAINT-SAËNS (Camille) (3) et 2 photographies, l'une signée. Il parle de son diner: Fenouils, faisan truffé ananas, du Bordeaux Rothschild et des huîtres avec du Tokay: « Gavault qui dirige maintenant l'Odéon, m'a demandé de faire la musique d'un « marchand de Venise » imité de
Shakespeare par Alfred de Vigny qui n'a jamais été représenté. J'ai lu la pièce et je ne ferai pas la musique. Les vers ne sont pas bons, l'imitation n'est pas ce serait un four qui me retomberait sur le dos. Je sors de l'Opéra, où je viens de faire répéter « à la gloire » - choeurs d'hommes. Lafitte-Delmas, et la musique de la Garde
Républicaine, en vue de la gde matinée qui aura lieu Samedi ce sera superbe. C'est en Fa, très simple, avec le moins de modulations possibles, aussi cela sonne admirablement. Les musiques à la mode, avec des accords hétéroclites et des modulations incessantes, ne sonnent pas: c'est impossible. On ne va pas contre la nature. L'apparition du 1er acte de Samson est retardée par un conflit dont j'ignore la nature, entre la danse et la direction. - Son opinion sur les interviews: « Elle n'est pas autre chose que l'indiscrétion...or j'ai l'indiscrétion en horreur... ». -
« Dans le duo Livie dit à Loria por ell a m'asconir »... Il n'y a donc lieu de rien changer et je ne changerai rien. Tantôt, du fond d'une baignoire obscure, j'ai entendu Ibos répétant Roméo. Il est charmant, grand élancé, sympathique, de jolie tournure, une voix ravissante et une prononciation merveilleuse. Mais, il y a toujours un mais, il chevrote. Ils chevrotent presque tous! J'ai entendu tout dernièrement Voguet dans les Maitres Chanteurs, je pourrai faire la comparaison. ». - DUPARC (Henri). Longue et remarquable lettre d'un grand intérêt musical. Il se plaint tout d'abord de sa vue, qui s'en va complètement, une des épreuves les plus dures qu'on puisse subir. Il explique la musique qu'il aime, celle «...où il y a des idées qui émeuvent l'âme alors qu'il est peu sensible à celle... qui est toute d'impression, de décor, d'orchestration (et qui s'adresse surtout aux nerfs)... Plus que jamais mes dieux sont
BACH, BETHOVEN, Wagner, et en général tous ceux pour qui la musique a été une langue dans laquelle ils se sont exprimés euxmêmes, soit directement comme la musique pure de Beethoven, soit à travers des personnages fictifs comme dans Wagner... ».
Il fait la différence entre la musique pure et la musique dramatique. «... La musique est avant tout, à mon avis, un art d'émotion, et la musique actuelle tend beaucoup trop...à faire d'elle un art de sensation... Il est sans sympathie pour les... cascades de dissonances perpétuelles, aux suites de quartes et de quintes, aux arabesques,... malgré le grand talent que je suis le premier à reconnaitre chez des compositeurs tout à fait remarquables comme Debussy... il y a quelque chose de puéril dans l'abus qu'on fait des...mouvements harmoniques prohibés par les anciennes lois de l'harmonie: c'est un peu: j'aime l'araignée et l'ortie parce qu'on les hait... ».
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