Francis PICABIA (1879-1953)

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Francis PICABIA (1879-1953)
L'amour et la femme, 1935. Huile sur toile. Signée et datée en bas à gauche. Mentions manuscrites «L'amour et la femme» et numérotée «15» sur le châssis au dos. 92 x 73 cm. Petites craquelures, petite restauration et petits manques en bordure. Provenance : Collection Suzanne Romain. Collection de monsieur L. Puis par descendance. Exposition : Chicago, The Arts Club of Chicago, Paintings by Francis Picabia, du 3 au 25 janvier 1936, n°15. Francis Picabia, Galeries Nationales du Grand Palais, Paris, 23 janvier - 29 mars 1976, n°204. Bibliographie : Mohler Olga, Francis Picabia. L'Album d'Olga Mohler, Editions Notizie, Turin, 1975, reproduit partiellement p. 91. Collectif, Francis Picabia, Catalogue de l'exposition, Galeries Nationales du Grand Palais, janvier-mars 1976, Paris - Centre Georges Pompidou - 1976, reproduit p. 162. Arnauld P., Camfield W., Candace C., Calte B., Francis Picabia, Catalogue raisonné, volume III, (1927-1939), Mercatorfonds, Bruxelles, 2019, reproduit et décrit pages 93, 97, 319, 321 et 341 sous les n°1324 et 1376. Notre tableau fait partie d'un ensemble d'une vingtaine de toiles réalisées spécialement pour l'exposition du The Arts Clubs of Chicago, Paintings by Francis Picabia, du 3 au 25 janvier 1936. La préparation de cette dernière est très bien documentée grâce aux photographies prises durant l'été 1935, dans l'atelier de l'artiste au Château du Mai, par Olga Mohler (1905-2002) alors compagne de Picabia et future épouse. L'Amour et la femme fut sélectionné pour illustrer la couverture du catalogue de l'exposition sous le titre américain «Love and the Woman». Dans son nouveau style, Picabia s'inspire des maîtres anciens et primitifs notamment italiens. «Les personnages mélancoliques sont décontextualisés, détachés de tout récit explicatif ; partant d'une reproduction en gravure d'une fresque pompéienne où Vénus tient Adonis mourant, l'artiste a remplacé le corps du jeune chasseur par un affleurement rocheux. (...). Dans ses mémoires, Olga Mohler assure que Picabia aurait détruit ces tableaux dès leur retour de Chicago, autrement dit, qu'il aurait peint par-dessus, une réaction qu'on explique parfois par la réception décevante de son exposition. Cette affirmation doit toutefois être nuancée. A la mi-1936, Picabia ignorait encore tout des résultats de l'exposition et n'a donc dû voir revenir les invendus que bien plus tard, à un moment où (...) il avait déjà changé de direction. (...). Le traitement réservé par l'artiste aux peintures revenues de Chicago un peu après le mois de juillet est assez différent quoique lié à ces travaux.» En effet il travaille alors à ses transparences et modifie plus ou moins les compositions selon les tableaux. «De nombreuses sinon la plupart des peintures de Chicago ont subi des transformations (...), quand elles n'ont pas tout simplement été détruites, comme le prétend Olga Mohler, sans doute au moment même où Picabia définit un nouvel équilibre entre illusionnisme tridimensionnel renforcé, et gamme chromatique réduite. (...)». Quant à l'Amour et la femme, il ne semble pas avoir subi d'importantes modifications. Picabia a simplement ajouté des ombres bleutées translucides, il a assombri et refroidi sa palette. Source : Arnauld P., Camfield W., Candace C., Calte B., Francis Picabia, Catalogue raisonné, volume III, (1927-1939), Mercatorfonds, Bruxelles, 2019.
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