Heinrich HOERLE (1895-1936)

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Heinrich HOERLE (1895-1936)
Femme tête penchée, 1930. Huile sur carton. Monogrammé et daté. Porte un numéro et un tampon des Douanes françaises au dos. 39 x 50 cm. Provenance : Maurice Marsal (1895-1990). Originaire des Vosges (Liffol-Legrand), Sous-Lieutenant durant la Première Guerre Mondiale, Maurice Marsal eut une grande maitrise de la langue et de la culture allemande. Arrivé à Paris en 1936, ce dernier fut professeur de philosophie au Lycée Louis le Grand. Collection Claude Marsal, fils de Maurice Marsal, par descendance. Aurait appartenu à Robert Göerlinger (1888-1954), dont le patronyme est porté au dos de l’œuvre, conseiller municipal de Cologne de 1919 à 1933 date à laquelle il fuit l’Allemagne nazie pour la France. Il est maire de Cologne après la guerre. Bibliographie : - Hans Schmitt-Rost : Heinrich Hoerle, Recklinghausen, 1965, S.54, verschollen. - Heinrich Hoerle. Leben und Werk 1895-1936. Hoerle, Heinrich - Dirck Backes u. a, Edité par Köln, Rheinland Verlag, 1981, n°62. La peinture allemande des années 20 Dans les années 1920, après l'essoufflement de l'expressionnisme et l'extinction de Dada, deux tendances contradictoires vont s'exprimer dans la peinture allemande. D'une part la Nouvelle Objectivité qui s'attache à représenter le réel et jusqu'à ce qu'il a de plus sordide. D'autre part le Constructivisme, abstrait et apolitique que l'on peut tenir dès lors pour l'exact opposé de la Nouvelle Objectivité. Ce constructivisme aura des expressions différentes : géométrique, abstractisante et technologique dans le Bauhaus de Weimar. Les Progressistes de Cologne A Cologne, le groupe dit des Progressistes, parmi lesquels on compte Frans Wilhelm Seiwert , Freundlich et Hoerle, est fortement engagé politiquement et par conséquent refuse de s'abstraire du sujet, même si celui-ci est traitée de manière géométrique et synthétique. Hoerle, est l'un des fondateurs du groupe des Progressistes de Cologne. D'abord expressionniste, puis dadaïste avec son ami Seiwert, ils vont être fortement influencé par des courants étrangers, le cubisme de Juan Gris, le Purisme développé par Ozenfant , Fernand Léger et Le Corbusier puis à partir de 1922 par l'art de Chirico et la peinture métaphysique. Femme, tête penchée (1930) Notre tableau témoigne de cette synthèse originale. La coiffure au carré, l'anatomie et le visage construits en pures géométries, les seins rigoureusement sphériques rappellent les femmes de Léger des années 1920/1924. « Pour moi la figure humaine, le corps humain n'ont pas plus d'importance que des clés ou des bicyclettes...Ce sont pour moi des objets valables plastiquement et à disposer suivant mon choix » proclame Léger. Mais Hoerle se décale du purisme en introduisant une étrangeté qui vient de la « Métaphysique » de Chirico. Dans Femme, tête penchée, l'axe du visage fait un angle droit avec la verticale du buste tandis qu'une main voile l'un des deux yeux. Le sujet refuse de s'adonner à la seule appréhension visuelle du monde: un oculus cylindrique, un hublot dans le bloc situé derrière la chevelure, suggère en revanche une ouverture vers le mystère et l'inconnu.
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