LEROY

Lot 12
Aller au lot
Estimation :
3000 - 5000 EUR
Résultats sans frais
Résultat : 59 000EUR
LEROY
Pendule à cercles tournants, surmontée d'une sphère armillaire centrée d'un planétaire, en bronze ou laiton dorés et fer. Deux cadrans annulaires, superposée, en laiton désargenté, à index gravés de chiffres romains pour les heures et chiffre arabes et échelle pour les minutes, en noir ; l'heure étant indiquée par le bec d'un oiseau (colibri ?). Mouvement mécanique à remontage à clef en laiton. Le corps de la pendule reposant sur un piédouche composé d'une boule feuillagée supportée par un élément en trompette grainé et cannelé, bordé d'un collier de perles et d'olives striées, et d'une frise de feuilles, sur une base carrée aux angles coupés, à quatre pieds tournés brettés, ornée de bas-reliefs en frise d'enfants symbolisant les Saisons. La sphère armillaire anciennement soutenu au-dessus du corps de la pendules par quatre crosses feuillagées. Ses montants gravés «Ciel fixe» et signés «LEROY Invenit Fecit A Paris Anné [sic] 1800» ; et l'anneau horizontal mobile gravé, sur ses deux faces, d'une échelle graduée, des mois de l'année et des signes du Zodiaque. Le planétaire avec engrenages entrainant la rotation des planètes autour du soleil. H. totale : 46.3 cm - Diam. armillaire : 20.7 cm - Larg. base : 15.8 x 16.1 cm. Mouvements ne fonctionnant pas (probablement incomplets) ; sphère armillaire à refixer. Usures et rayures à l'argenture ou la dorure ; quelques gerces ou petites fentes au bronze ; quelques chocs, notamment aux consoles et à l'oiseau, tordu ; collier de perles à refixer ; axe de fixation du corps au piédouche possiblement modifié, avec ajout d'un écrou moderne et de plusieurs rondelles métalliques. Manques : certaines des sphères figurant les planètes et le soleil ; quelques écrous de maintien des frises de la base ; certaines vis de fixation de la sphères. Bibliographie : Reproduite dans l'ouvrage de Tardy sur «La pendule française, 2ème partie, Du Louis XVI à nos jours», Paris, 1975, p. 286, ill. 1 et décrite comme «Planétaire fin Louis XVI, de Leroy à Paris, A cercles tournants, Très abîmé», et indiqué comme appartenant à la Collection Gendrot. La composition générale de cette pendule à cercles tournants, surmontée d'une sphère armillaire centrée d'un planétaire, ou mécanisme présentant le système solaire, semble directement s'inspirer d'une pendule aux mêmes complications, de l'horloger français Louis THOUVEREZ, datée de 1790 et conservées au Metropolitan Museum [Inv. 2019.283.73]. La disposition est similaire avec une base cannelée ornées de frises d'enfants et de quatre crosses feuillagées soutenant l'armillaire. Il y a quelques différences, notamment les anneaux du cadran sont en cuivre émaillé et non en laiton argenté ; l'heure y est indiquée par un serpent et non un oiseau ; la base est en marbre blanc circulaire, avec des cannelures rudentées. La frise d'enfants symbolisant les saisons, fractionnée en plusieurs petits panneaux pour orner la base de notre pendule, est reprise en un panneau sur la base d'une pendule squelette à trois cadrans en marbre blanc et bronze dorée, également signée de Louis Thouverez, Horloger de S.A.S. Monseigneur le Duc d'Orléans [Coll. de l'antiquaire Paul Izarne]. Louis THOUVEREZ (vers 1759/60- après 1827), est dit "Horloger breveté de l'Académie Royale des Sciences" en 1787, et est reçu Maître dans la Corporation des horlogers parisiens en septembre 1788. A cette époque-là, il signe certaines de ses pendules comme "Horloger de S.A.S. Monseigneur le Duc d'Orléans". Il semble s'agir ici de Basile-Charles LE ROY (1765-1839), reçu Maître Horloger à Paris en 1785. Dès cette date, épaulé par son père Basile, il installe atelier et boutique sous les arcades du Palais Royal et reste actif jusque sous la Restauration. Mais il se retire provisoirement durant la période troublée de la Révolution. Il devient fournisseur de la famille impériale française à partir de 1805.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue