Rare portefeuille personnel du major-général... - Lot 44 - Drouot Estimations

Lot 44
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Rare portefeuille personnel du major-général... - Lot 44 - Drouot Estimations

Rare portefeuille personnel du major-général et ministre de la Guerre Alexandre BERTHIER (1753-1815).


Portefeuille à soufflets en maroquin vert à longs grains, doré au fer à motifs de losanges enrichis, garnitures en laiton argenté (avec la clé à trèfle). Marqué au fer « Alexandre Berthier » en lettres d'or majuscules. Intérieur en maroquin rouge et en toile verte, à six séparations et un rabat. Non signé.


Légères usures. Fermeture forcée.


Époque Consulat ou Premier Empire.


H. 33 x L. 47,5 cm (fermé).


Provenance :


Louis-Alexandre BERTHIER (1753-1815), major-général, prince de Neuchâtel et Valangin, prince de Wagram, maréchal de l'Empire.


Probablement remis à Jean Chrysostome CALÈS (1769-1853), colonel, baron de l'Empire.


Son petit neveu Jean Jules Godefroy CALÈS (1828-1899).


Puis par descendance.


Historique :


Colonel en 1778, Alexandre Berthier est major général de la Garde nationale à Versailles pendant la Révolution, il facilite l'émigration de diverses personnalités dont le comte d'Artois, les Polignac et les deux tantes du roi, Mesdames Adélaïde et Victoire de France. Il remplit les fonctions de chef d'état-major sous divers généraux, dont Napoléon Bonaparte. Berthier participe sous ses ordres aux campagnes d'Italie puis d'Égypte et soutient le coup d'État du 18 Brumaire. Sous le Consulat, il reçoit le portefeuille du ministère de la Guerre qu'il conserve jusqu'en 1807. Lors de l'instauration du régime impérial en 1804, Napoléon l'élève à la dignité de maréchal d'Empire puis le fait prince souverain de Neuchâtel et Valangin en 1806.


En qualité de major général de la Grande Armée - l'équivalent de la fonction de chef d'état-major, Berthier participe à toutes les campagnes de l'Empire : il s'y révèle comme un officier de talent, doté d'une grande capacité de travail et d'une compréhension intuitive des intentions de l'Empereur, dont il est l'un des principaux collaborateurs. Il n'exerce toutefois que rarement un commandement sur le champ de bataille, où il se montre piètre stratège, comme au début de la campagne d'Autriche en 1809. Fait prince de Wagram et colonel général des Suisses la même année, il reste aux côtés de l'Empereur jusqu'à l'abdication de ce dernier en 1814. Il se rallie alors à Louis XVIII qui le fait pair de France. Rentré chez sa famille à Bamberg, il y meurt défenestré, dans des circonstances mal éclaircies, le 1er juin 1815.


Jean Chrysostome Calès a servi de 1792 à 1810 dans les guerres révolutionnaires et napoléoniennes. Fait colonel en 1807, il a commandé le 96e régiment d'infanterie (1807), le 4e régiment d'infanterie (1796) et le 5e bataillon de volontaires de la Haute-Garonne (1792). Parmi ses faits d'armes, citons les batailles de la Sierra Negra, de Castiglione, d'Engen, de Biberach, d'Eylau, de Friedland, de


Somosierra et de Talavera. Chevalier de la Légion d'honneur (1804) puis Officier (1807), Calès est créé Baron de l'Empire par l'empereur


Napoléon le 15 août 1809. Un très faible nombre de colonels fut nommé à ce grade nobiliaire qui est généralement réservé aux généraux, aux maires des grandes villes et aux évêques. Il fut élu à la Chambre des Cent-Jours (du 16 mai 1815 au 13 juillet 1815).


Nous remercions M. Pierre HARCHES, universitaire toulousain, pour son travail sur la généalogie des Calès, dans la Revue du Tarn, janvier-février-mars 1990, «Une famille du Midi du XVIIe siècle à nos jours : les Calès et leur descendance».

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