Pendule "L'Amérique" en bronze ciselé, patiné...

Lot 208
Aller au lot
Estimation :
8000 - 15000 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 12 648EUR

Pendule "L'Amérique" en bronze ciselé, patiné...

Pendule "L'Amérique" en bronze ciselé, patiné et doré à décor de palmier et d'amérindienne chasseresse aux yeux en verre, assise sur le fût du mouvement.

Représentée tenant un arc et transperçant d'une lance un alligator, aux yeux émaillés rouges, et vêtue d'un pagne et d'une couronne de plumes, parée de bijoux et portant un carquois en bandoulière.

Cadran émaillé blanc, signé "In. Fec. Deverbie", à index à chiffres arabes pour les heures et tirets pour les minutes.

La base oblongue à doucine, reposant sur six pieds en toupie, ornée d'une frise de perles et de guirlandes de fleurs retenues par des noeuds serpents ou par des mascarons de faunes.

Mouvement mécanique à remontage à clef, suspension à fil.

Début du XIXème siècle.

H. : 47 cm. - Larg. : 37 cm. - Prof. : 15 cm. 

Très importantes usures à la patine, quelques taches et accidents, petits manques, pieds au modèle rapportés, restaurés, soudés ou collés.

Accidents et restaurations au palmier avec élément à refixer.


Bibliographie :


Pierre Kjellberg, Encyclopédie de la pendule française du Moyen Age au XXème siècle, L'Amateur, 1997, p. 353, modèle similaire.


Cette pendule s'inscrit dans le mouvement en vogue pour l'exotisme à la fin du XVIIIème siècle dû notamment au contexte littéraire, historique et social d'éveil des consciences, la Révolution ayant aboli l'esclavage en France en 1792 puis rétabli par Napoléon en 1802. Ce goût se traduit dans les arts décoratifs par la mise en scène dans l'horlogerie de la personnalisation de l'Amérique, de l'Afrique au travers de personnages de couleur souvent accompagnés d'animaux sauvages et offrant un effet de contraste de couleur de patines.


Les pendules dites «au Nègre» selon l'appellation de l'époque ou aux thématiques exotiques connurent un grand succès et furent produites en nombre du Directoire jusqu'à la Restauration.


Notre modèle est exécuté d'après le dessin préparatoire de Jean-Simon Deverberie confié au dépôt légal le 3 pluviôse an VII (22 janvier 1799) conservé à la Bibliothèque Nationale, et reproduit dans son recueil de planches «Modèles de pendules» en un volume, [Entre 1801 et 1821 ?], Bibliothèque de l'INHA, collections Jacques Doucet.


Deverberie tira sa renommée de l'importance et de la finesse des détails de ses ornements.


Jean-Simon Deverberie (1764-1824) après avoir été fondeur vers 1788 devient bronzier et est installé en 1800, rue Barbette, puis boulevard du Temple en 1804, enfin l'artisan est signalé rue des Fossés du Temple entre 1812 et 1820.

Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue