Remy de GOURMONT (1858-1915)
Manuscrit autographe, signé de son pseudonyme « R. de Bury », Les Journaux, [octobre 1901] ; 5 pages et demie in-8 avec coupures de presse collées. 
Sur la Comédie Française et le décret du 12 octobre 1901. Gourmont se demande si la Comédie Française est « une institution utile, nuisible ou indifférente » à l'art. Si elle maintient la tradition, elle la dévoie souvent, et le répertoire moderne (Augier, Dumas, Ponsard) est très limité : « Elle n'a même pas eu le courage de monter un drame d'Ibsen […] Elle a refusé une pièce de Courteline sous prétexte d'inconvenance […] de tous les genres, il semble qu'elle n'admette que le genre augiesque ». Il s'insurge contre le maintien « de ces deux noms, qui offusquent la poésie, Augier, Dumas, ces deux coryphées du "potin" (le mot est de M. Paul Adam) […] Elle a été nuisible par ses choix autant que par ses abstentions ; elle n'a pas réclamé le meilleur, elle s'est emparée du médiocre, et cela avec toute la frénésie de sa dignité bourgeoise ». Dumas est déjà démodé et c'est à Claretie, qui est libre de ses choix, de faire entendre la littérature nouvelle. Gourmont s'élève contre la suppression du comité de lecture, comme l'a fait ANTOINE, dont l'opinion (coupure de presse) est citée.
Online lundi 16 novembre・20:00 (Europe/Paris)
Lot n°80-1

Remy de GOURMONT (1858-1915) Manuscrit autographe, signé de son pseudonyme « R. de Bury », Les Journaux, [octobre 1901] ; 5 pages et demie in-8 avec coupures de presse collées. Sur la Comédie Française et le décret du 12 octobre 1901. Gourmont se demande si la Comédie Française est « une institution utile, nuisible ou indifférente » à l'art. Si elle maintient la tradition, elle la dévoie souvent, et le répertoire moderne (Augier, Dumas, Ponsard) est très limité : « Elle n'a même pas eu le courage de monter un drame d'Ibsen […] Elle a refusé une pièce de Courteline sous prétexte d'inconvenance […] de tous les genres, il semble qu'elle n'admette que le genre augiesque ». Il s'insurge contre le maintien « de ces deux noms, qui offusquent la poésie, Augier, Dumas, ces deux coryphées du "potin" (le mot est de M. Paul Adam) […] Elle a été nuisible par ses choix autant que par ses abstentions ; elle n'a pas réclamé le meilleur, elle s'est emparée du médiocre, et cela avec toute la frénésie de sa dignité bourgeoise ». Dumas est déjà démodé et c'est à Claretie, qui est libre de ses choix, de faire entendre la littérature nouvelle. Gourmont s'élève contre la suppression du comité de lecture, comme l'a fait ANTOINE, dont l'opinion (coupure de presse) est citée.

Estimation
150 € - 200 €
Frais de vente
26%
Remy de GOURMONT (1858-1915) Manuscrit autographe, signé de son pseudonyme « R. de Bury », Les Journaux, [octobre 1901] ; 5 pages et demie in-8 avec coupures de presse collées. Sur la Comédie Française et le décret du 12 octobre 1901. Gourmont se demande si la Comédie Française est « une institution utile, nuisible ou indifférente » à l'art. Si elle maintient la tradition, elle la dévoie souvent, et le répertoire moderne (Augier, Dumas, Ponsard) est très limité : « Elle n'a même pas eu le courage de monter un drame d'Ibsen […] Elle a refusé une pièce de Courteline sous prétexte d'inconvenance […] de tous les genres, il semble qu'elle n'admette que le genre augiesque ». Il s'insurge contre le maintien « de ces deux noms, qui offusquent la poésie, Augier, Dumas, ces deux coryphées du "potin" (le mot est de M. Paul Adam) […] Elle a été nuisible par ses choix autant que par ses abstentions ; elle n'a pas réclamé le meilleur, elle s'est emparée du médiocre, et cela avec toute la frénésie de sa dignité bourgeoise ». Dumas est déjà démodé et c'est à Claretie, qui est libre de ses choix, de faire entendre la littérature nouvelle. Gourmont s'élève contre la suppression du comité de lecture, comme l'a fait ANTOINE, dont l'opinion (coupure de presse) est citée.
Vente lundi 16 novembre・20:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 7 rue Drouot 75009 Paris