Marcel JOUHANDEAU (1888-1979)
L.A.S. à Patrice CAUDA, et manuscrit autographe ; 2 pages in-8, et 3 pages et demie in-8.
La lettre est adressée au poète Patrice Cauda, qui doit passer en jugement. Jouhandeau a vu son avocat : « Votre dossier est peu chargé. C'est ce qu'il faut. Le malheur, c'est que la justice est une espèce de brute sans discernement, intelligence ni cœur. Attendez, sans vous soucier des suites. Elles seront insignifiantes et je me charge de rendre votre juge à jamais exécrable. Il est sûr par moi que son nom passera à la postérité. Vous êtes titulaire d'un prix Villon et vous êtes plus honnête que lui »…
Manuscrit de travail pour Ces Messieurs (1951), avec de nombreuses ratures et corrections ; il est barré d'un trait de crayon rouge, et paginé au crayon 88 à 91 : « Nez crochu, le regard de St Ignace et une dignité d'emprunt, son parapluie bien en évidence, un homme d'un certain âge est assis entre deux éphèbes dont lui seul est dispensé de constater la honte »…
Online lundi 16 novembre・20:00 (Europe/Paris)
Lot n°90

Marcel JOUHANDEAU (1888-1979) L.A.S. à Patrice CAUDA, et manuscrit autographe ; 2 pages in-8, et 3 pages et demie in-8. La lettre est adressée au poète Patrice Cauda, qui doit passer en jugement. Jouhandeau a vu son avocat : « Votre dossier est peu chargé. C'est ce qu'il faut. Le malheur, c'est que la justice est une espèce de brute sans discernement, intelligence ni cœur. Attendez, sans vous soucier des suites. Elles seront insignifiantes et je me charge de rendre votre juge à jamais exécrable. Il est sûr par moi que son nom passera à la postérité. Vous êtes titulaire d'un prix Villon et vous êtes plus honnête que lui »… Manuscrit de travail pour Ces Messieurs (1951), avec de nombreuses ratures et corrections ; il est barré d'un trait de crayon rouge, et paginé au crayon 88 à 91 : « Nez crochu, le regard de St Ignace et une dignité d'emprunt, son parapluie bien en évidence, un homme d'un certain âge est assis entre deux éphèbes dont lui seul est dispensé de constater la honte »…

Estimation
200 € - 250 €
Frais de vente
26%
Marcel JOUHANDEAU (1888-1979) L.A.S. à Patrice CAUDA, et manuscrit autographe ; 2 pages in-8, et 3 pages et demie in-8. La lettre est adressée au poète Patrice Cauda, qui doit passer en jugement. Jouhandeau a vu son avocat : « Votre dossier est peu chargé. C'est ce qu'il faut. Le malheur, c'est que la justice est une espèce de brute sans discernement, intelligence ni cœur. Attendez, sans vous soucier des suites. Elles seront insignifiantes et je me charge de rendre votre juge à jamais exécrable. Il est sûr par moi que son nom passera à la postérité. Vous êtes titulaire d'un prix Villon et vous êtes plus honnête que lui »… Manuscrit de travail pour Ces Messieurs (1951), avec de nombreuses ratures et corrections ; il est barré d'un trait de crayon rouge, et paginé au crayon 88 à 91 : « Nez crochu, le regard de St Ignace et une dignité d'emprunt, son parapluie bien en évidence, un homme d'un certain âge est assis entre deux éphèbes dont lui seul est dispensé de constater la honte »…
Vente lundi 16 novembre・20:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 7 rue Drouot 75009 Paris