Maurice BLONDEL (1861-1949) philosophe
L.A.S. et manuscrit autographe, Aix-en-Provence 21 novembre 1922, à Frédéric LEFÈVRE, directeur des Nouvelles littéraires ; 2 pages petit in-4 et 1 page in-8, enveloppe.
La fatigue et ses réserves sur le bergsonisme l'empêchent de faire l'éloge de BERGSON, « d'autant plus que les théologiens, prêts à tout pardonner aux mécréants, profiteraient de mes louanges pour crier à ma trahison en faveur d'une œuvre tout entière mise à l'Index ! » Il envoie un simple témoignage dans lequel il évite « d'avoir à formuler réserves & critiques, puisque je renvoie le lecteur à l'Itinéraire où elles sont indiquées »...
Le manuscrit, rédigé à la 3e personne, raconte, comme rapporté dans son Itinéraire philosophique, son premier contact avec BERGSON, qui lui fait songer « à la floraison printanière de la pensée ionienne, à une seconde novitas florida mundi, au soudain réveil d'une sève soulevant le poids des vingt-cinq siècles de science dont les sédiments risquaient d'étouffer l'esprit ».
Online lundi 16 novembre・20:00 (Europe/Paris)
Lot n°67

Maurice BLONDEL (1861-1949) philosophe L.A.S. et manuscrit autographe, Aix-en-Provence 21 novembre 1922, à Frédéric LEFÈVRE, directeur des Nouvelles littéraires ; 2 pages petit in-4 et 1 page in-8, enveloppe. La fatigue et ses réserves sur le bergsonisme l'empêchent de faire l'éloge de BERGSON, « d'autant plus que les théologiens, prêts à tout pardonner aux mécréants, profiteraient de mes louanges pour crier à ma trahison en faveur d'une œuvre tout entière mise à l'Index ! » Il envoie un simple témoignage dans lequel il évite « d'avoir à formuler réserves & critiques, puisque je renvoie le lecteur à l'Itinéraire où elles sont indiquées »... Le manuscrit, rédigé à la 3e personne, raconte, comme rapporté dans son Itinéraire philosophique, son premier contact avec BERGSON, qui lui fait songer « à la floraison printanière de la pensée ionienne, à une seconde novitas florida mundi, au soudain réveil d'une sève soulevant le poids des vingt-cinq siècles de science dont les sédiments risquaient d'étouffer l'esprit ».

Estimation
100 € - 150 €
Frais de vente
26%
Maurice BLONDEL (1861-1949) philosophe L.A.S. et manuscrit autographe, Aix-en-Provence 21 novembre 1922, à Frédéric LEFÈVRE, directeur des Nouvelles littéraires ; 2 pages petit in-4 et 1 page in-8, enveloppe. La fatigue et ses réserves sur le bergsonisme l'empêchent de faire l'éloge de BERGSON, « d'autant plus que les théologiens, prêts à tout pardonner aux mécréants, profiteraient de mes louanges pour crier à ma trahison en faveur d'une œuvre tout entière mise à l'Index ! » Il envoie un simple témoignage dans lequel il évite « d'avoir à formuler réserves & critiques, puisque je renvoie le lecteur à l'Itinéraire où elles sont indiquées »... Le manuscrit, rédigé à la 3e personne, raconte, comme rapporté dans son Itinéraire philosophique, son premier contact avec BERGSON, qui lui fait songer « à la floraison printanière de la pensée ionienne, à une seconde novitas florida mundi, au soudain réveil d'une sève soulevant le poids des vingt-cinq siècles de science dont les sédiments risquaient d'étouffer l'esprit ».
Vente lundi 16 novembre・20:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 7 rue Drouot 75009 Paris