FRANCE, début du Premier Empire, vers 1804-1805
Rare sabre de récompense, offert au maréchal KELLERMANN (1735-1820), probablement en 1804, lors de sa promotion en tant que maréchal de l'Empire :
Fabrication de la Manufacture de Klingenthal Coulaux frères.
Modèle de type cavalerie légère, garde en laiton, gravée, ciselée et dorée, branche ronde ajourée sur la partie haute et terminée par un décrochement ; nœud de corps orné, sur chaque face, d'un losange feuillagé, deux oreillons triangulaires ciselés d'une palmette ; quillon infléchi vers le bas au même décor que la branche et terminé par un fleuron ; pommeau manquant ; fusée en ébène, sculptée d'écailles et de cannelures sur les côtés.
Exceptionnelle lame courbe en damas à dos rond et gorge latérale sur toute la longueur, terminée par un contre-tranchant, pointe en langue de carpe ; le premier tiers gravé à l'eau-forte, doré et bleui : la première face décorée de trophées d'armes, d'un canon, de  feuillages et d'une épée en pal surmontée d'un casque héraldique, et l'autre face ornée de trophées d'armes, de feuillages, d'une Aigle sur une sphère et, au-dessus, d'une coupe remplie de fleurs et de fruits surmontée de la couronne impériale.
Les parties centrales marquées : "AU MARÉCHAL KELLERMANN" en lettres d'acier damas, forgées dans le damas de la lame ; dos signé sur fond d'or : "Manufacture de Klingenthal Coulaux Frères".
Fourreau de bois recouvert de chagrin, à trois garnitures en laiton doré, gravées de réserves en forme de rectangles et terminées par des palmettes, et garnies, chacune, d'un bracelet ciselé de lauriers à la partie centrale, dont seuls les deux premiers portent un piton guilloché de lauriers avec un anneau ; bouterole gravée à l'extrémité de feuillages et de flèches ; dard en forme de lyre.
Longueur de la lame : 83 cm - Longueur totale : 101 cm.
Quelques usures ; fente et quelques chocs à la fusée ; quelques anciennes taches d'oxydations, notamment sur la lame ; fourreau : quelques chocs aux garnitures, le chagrin a travaillé et a rétréci au niveau de la garniture centrale, quelques coupures et petits manques.
Le pommeau a probablement été perdu, il y a de nombreuses années, peut-être plus d'un siècle. (Les différents héritiers ont toujours possédé ce sabre sans pommeau).

Note :
A ce jour, on connait moins de 10 sabres avec l'attribution forgée dans le damas de la lame. Toutes ces lames fabriquées à la Manufacture de Klingenthal, au Consulat et au début du Premier Empire, notamment :
- trois sabres pour le Premier Consul Bonaparte (un conservé au musée de la Malmaison, un au musée historique de Moscou, et le dernier dans une collection privée),
- celui du Général Rapp au musée de Colmar,
- celui du Général Ordener en collection privée,
- celui du Conseiller d'état et Préfet du Bas Rhin Shée, datant vers 1802-1810, en collection privée.


Provenance :
- Don de la princesse Henriette GINETTI (1841-1920), arrière-petite fille du Maréchal, à Eugène-Camille JESSON (1845-1923), maire de la commune de Valmy de 1885 à 1908, pour le remercier d'être à l'origine de la souscription lancée pour l'érection du monument avec la statue en bronze de KELLERMANN pour le centenaire de la canonnade, le 20 septembre 1892.
Ce monument se dresse, aujourd'hui encore, sur la place de Valmy, près du carditaphe (ou cardiographe) en obélisque de KELLERMANN, élevé dès 1821.
- Puis par descendance.

KELLERMANN François Étienne Christophe, Duc de Valmy, maréchal de France, né à Strasbourg le 28 mai 1735, décédé à Paris le 13 septembre 1820.
Il entra comme cadet volontaire au régiment de Lowendahl, en 1752 ; enseigne au régiment royal Bavière, en 1753 ; lieutenant dans les volontaires d'Alsace, en mai 1756 ; servit en Allemagne, 1758-1762 ; capitaine en 2ème dans un régiment de dragons, en avril 1758 ; se signala à Bergen ; à Friedberg ; capitaine réformé dans les volontaires du Dauphiné, en avril 1761 ; se signala dans plusieurs rencontres où il fit prisonniers 300 grenadiers et le général SCHEIDER ; capitaine dans la légion de Conflans, en avril 1763 ; chargé de missions importantes en Pologne et en Tartarie, 1765-1766 ; capitaine de hussards, le 24 mars 1769 ; chevalier de Saint-Louis, le 13 juillet 1771… Lieutenant-colonel du régiment colonel général des hussards, en avril 1780 ; mestre de camp en 2ème du 2ème régiment colonel général des hussards, en février 1784 ; maréchal de camp, le 9 mars 1788 ; commandant le Haut Rhin, en février 1791 ; commandeur de Saint-Louis, le 7 mars 1792 ; lieutenant général, le 20 mars 1792… Commandant en chef de l'armée du Centre à la place de LUCKNER, le 20 août 1792 (devenue l'armée de Moselle, le 1er octobre 1792) ; prit possession de son commandement le 2 septembre ; subordonné à DUMOURIEZ du 19 septembre au 5 octobre 1792 ; fut le véritable vainqueur de Valmy le 20 septem
Live vendredi 26 juin・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°93

FRANCE, début du Premier Empire, vers 1804-1805 Rare sabre de récompense, offert au maréchal KELLERMANN (1735-1820), probablement en 1804, lors de sa promotion en tant que maréchal de l'Empire : Fabrication de la Manufacture de Klingenthal Coulaux frères. Modèle de type cavalerie légère, garde en laiton, gravée, ciselée et dorée, branche ronde ajourée sur la partie haute et terminée par un décrochement ; nœud de corps orné, sur chaque face, d'un losange feuillagé, deux oreillons triangulaires ciselés d'une palmette ; quillon infléchi vers le bas au même décor que la branche et terminé par un fleuron ; pommeau manquant ; fusée en ébène, sculptée d'écailles et de cannelures sur les côtés. Exceptionnelle lame courbe en damas à dos rond et gorge latérale sur toute la longueur, terminée par un contre-tranchant, pointe en langue de carpe ; le premier tiers gravé à l'eau-forte, doré et bleui : la première face décorée de trophées d'armes, d'un canon, de feuillages et d'une épée en pal surmontée d'un casque héraldique, et l'autre face ornée de trophées d'armes, de feuillages, d'une Aigle sur une sphère et, au-dessus, d'une coupe remplie de fleurs et de fruits surmontée de la couronne impériale. Les parties centrales marquées : "AU MARÉCHAL KELLERMANN" en lettres d'acier damas, forgées dans le damas de la lame ; dos signé sur fond d'or : "Manufacture de Klingenthal Coulaux Frères". Fourreau de bois recouvert de chagrin, à trois garnitures en laiton doré, gravées de réserves en forme de rectangles et terminées par des palmettes, et garnies, chacune, d'un bracelet ciselé de lauriers à la partie centrale, dont seuls les deux premiers portent un piton guilloché de lauriers avec un anneau ; bouterole gravée à l'extrémité de feuillages et de flèches ; dard en forme de lyre. Longueur de la lame : 83 cm - Longueur totale : 101 cm. Quelques usures ; fente et quelques chocs à la fusée ; quelques anciennes taches d'oxydations, notamment sur la lame ; fourreau : quelques chocs aux garnitures, le chagrin a travaillé et a rétréci au niveau de la garniture centrale, quelques coupures et petits manques. Le pommeau a probablement été perdu, il y a de nombreuses années, peut-être plus d'un siècle. (Les différents héritiers ont toujours possédé ce sabre sans pommeau). Note : A ce jour, on connait moins de 10 sabres avec l'attribution forgée dans le damas de la lame. Toutes ces lames fabriquées à la Manufacture de Klingenthal, au Consulat et au début du Premier Empire, notamment : - trois sabres pour le Premier Consul Bonaparte (un conservé au musée de la Malmaison, un au musée historique de Moscou, et le dernier dans une collection privée), - celui du Général Rapp au musée de Colmar, - celui du Général Ordener en collection privée, - celui du Conseiller d'état et Préfet du Bas Rhin Shée, datant vers 1802-1810, en collection privée. Provenance : - Don de la princesse Henriette GINETTI (1841-1920), arrière-petite fille du Maréchal, à Eugène-Camille JESSON (1845-1923), maire de la commune de Valmy de 1885 à 1908, pour le remercier d'être à l'origine de la souscription lancée pour l'érection du monument avec la statue en bronze de KELLERMANN pour le centenaire de la canonnade, le 20 septembre 1892. Ce monument se dresse, aujourd'hui encore, sur la place de Valmy, près du carditaphe (ou cardiographe) en obélisque de KELLERMANN, élevé dès 1821. - Puis par descendance. KELLERMANN François Étienne Christophe, Duc de Valmy, maréchal de France, né à Strasbourg le 28 mai 1735, décédé à Paris le 13 septembre 1820. Il entra comme cadet volontaire au régiment de Lowendahl, en 1752 ; enseigne au régiment royal Bavière, en 1753 ; lieutenant dans les volontaires d'Alsace, en mai 1756 ; servit en Allemagne, 1758-1762 ; capitaine en 2ème dans un régiment de dragons, en avril 1758 ; se signala à Bergen ; à Friedberg ; capitaine réformé dans les volontaires du Dauphiné, en avril 1761 ; se signala dans plusieurs rencontres où il fit prisonniers 300 grenadiers et le général SCHEIDER ; capitaine dans la légion de Conflans, en avril 1763 ; chargé de missions importantes en Pologne et en Tartarie, 1765-1766 ; capitaine de hussards, le 24 mars 1769 ; chevalier de Saint-Louis, le 13 juillet 1771… Lieutenant-colonel du régiment colonel général des hussards, en avril 1780 ; mestre de camp en 2ème du 2ème régiment colonel général des hussards, en février 1784 ; maréchal de camp, le 9 mars 1788 ; commandant le Haut Rhin, en février 1791 ; commandeur de Saint-Louis, le 7 mars 1792 ; lieutenant général, le 20 mars 1792… Commandant en chef de l'armée du Centre à la place de LUCKNER, le 20 août 1792 (devenue l'armée de Moselle, le 1er octobre 1792) ; prit possession de son commandement le 2 septembre ; subordonné à DUMOURIEZ du 19 septembre au 5 octobre 1792 ; fut le véritable vainqueur de Valmy le 20 septem

Estimation
18 000 € - 20 000 €
Résultat
Non communiqué
Frais de vente
26,4%
FRANCE, début du Premier Empire, vers 1804-1805 Rare sabre de récompense, offert au maréchal KELLERMANN (1735-1820), probablement en 1804, lors de sa promotion en tant que maréchal de l'Empire : Fabrication de la Manufacture de Klingenthal Coulaux frères. Modèle de type cavalerie légère, garde en laiton, gravée, ciselée et dorée, branche ronde ajourée sur la partie haute et terminée par un décrochement ; nœud de corps orné, sur chaque face, d'un losange feuillagé, deux oreillons triangulaires ciselés d'une palmette ; quillon infléchi vers le bas au même décor que la branche et terminé par un fleuron ; pommeau manquant ; fusée en ébène, sculptée d'écailles et de cannelures sur les côtés. Exceptionnelle lame courbe en damas à dos rond et gorge latérale sur toute la longueur, terminée par un contre-tranchant, pointe en langue de carpe ; le premier tiers gravé à l'eau-forte, doré et bleui : la première face décorée de trophées d'armes, d'un canon, de feuillages et d'une épée en pal surmontée d'un casque héraldique, et l'autre face ornée de trophées d'armes, de feuillages, d'une Aigle sur une sphère et, au-dessus, d'une coupe remplie de fleurs et de fruits surmontée de la couronne impériale. Les parties centrales marquées : "AU MARÉCHAL KELLERMANN" en lettres d'acier damas, forgées dans le damas de la lame ; dos signé sur fond d'or : "Manufacture de Klingenthal Coulaux Frères". Fourreau de bois recouvert de chagrin, à trois garnitures en laiton doré, gravées de réserves en forme de rectangles et terminées par des palmettes, et garnies, chacune, d'un bracelet ciselé de lauriers à la partie centrale, dont seuls les deux premiers portent un piton guilloché de lauriers avec un anneau ; bouterole gravée à l'extrémité de feuillages et de flèches ; dard en forme de lyre. Longueur de la lame : 83 cm - Longueur totale : 101 cm. Quelques usures ; fente et quelques chocs à la fusée ; quelques anciennes taches d'oxydations, notamment sur la lame ; fourreau : quelques chocs aux garnitures, le chagrin a travaillé et a rétréci au niveau de la garniture centrale, quelques coupures et petits manques. Le pommeau a probablement été perdu, il y a de nombreuses années, peut-être plus d'un siècle. (Les différents héritiers ont toujours possédé ce sabre sans pommeau). Note : A ce jour, on connait moins de 10 sabres avec l'attribution forgée dans le damas de la lame. Toutes ces lames fabriquées à la Manufacture de Klingenthal, au Consulat et au début du Premier Empire, notamment : - trois sabres pour le Premier Consul Bonaparte (un conservé au musée de la Malmaison, un au musée historique de Moscou, et le dernier dans une collection privée), - celui du Général Rapp au musée de Colmar, - celui du Général Ordener en collection privée, - celui du Conseiller d'état et Préfet du Bas Rhin Shée, datant vers 1802-1810, en collection privée. Provenance : - Don de la princesse Henriette GINETTI (1841-1920), arrière-petite fille du Maréchal, à Eugène-Camille JESSON (1845-1923), maire de la commune de Valmy de 1885 à 1908, pour le remercier d'être à l'origine de la souscription lancée pour l'érection du monument avec la statue en bronze de KELLERMANN pour le centenaire de la canonnade, le 20 septembre 1892. Ce monument se dresse, aujourd'hui encore, sur la place de Valmy, près du carditaphe (ou cardiographe) en obélisque de KELLERMANN, élevé dès 1821. - Puis par descendance. KELLERMANN François Étienne Christophe, Duc de Valmy, maréchal de France, né à Strasbourg le 28 mai 1735, décédé à Paris le 13 septembre 1820. Il entra comme cadet volontaire au régiment de Lowendahl, en 1752 ; enseigne au régiment royal Bavière, en 1753 ; lieutenant dans les volontaires d'Alsace, en mai 1756 ; servit en Allemagne, 1758-1762 ; capitaine en 2ème dans un régiment de dragons, en avril 1758 ; se signala à Bergen ; à Friedberg ; capitaine réformé dans les volontaires du Dauphiné, en avril 1761 ; se signala dans plusieurs rencontres où il fit prisonniers 300 grenadiers et le général SCHEIDER ; capitaine dans la légion de Conflans, en avril 1763 ; chargé de missions importantes en Pologne et en Tartarie, 1765-1766 ; capitaine de hussards, le 24 mars 1769 ; chevalier de Saint-Louis, le 13 juillet 1771… Lieutenant-colonel du régiment colonel général des hussards, en avril 1780 ; mestre de camp en 2ème du 2ème régiment colonel général des hussards, en février 1784 ; maréchal de camp, le 9 mars 1788 ; commandant le Haut Rhin, en février 1791 ; commandeur de Saint-Louis, le 7 mars 1792 ; lieutenant général, le 20 mars 1792… Commandant en chef de l'armée du Centre à la place de LUCKNER, le 20 août 1792 (devenue l'armée de Moselle, le 1er octobre 1792) ; prit possession de son commandement le 2 septembre ; subordonné à DUMOURIEZ du 19 septembre au 5 octobre 1792 ; fut le véritable vainqueur de Valmy le 20 septem
Vente vendredi 26 juin・14:00 (Europe/Paris)
Salle 10 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris