Georges JOUVE (1910-1964) Pied de lampe sculptural de forme libre, circa 1955. Épreuve en céramique émaillée noir. Signé "Jouve" et porte le sigle alpha de l'artiste sur l'envers. Légers défauts et quelques bulles éparses. H. : 17 cm. Provenance : Collection Gaston Bœuf (1907-1990), décorateur. Puis par descendance. Bibliographie : Georges Jouve, Édition Jousse entreprise, 2005, modèle similaire reproduit p. 287. Rappelons que c'est en 1946 que Jouve "met à la mode le noir profond d'un si bel éclat. Il faut remonter sans doute aux Étrusques du sixième siècle avant notre ère pour retrouver le "buccero nero" comparable, fait d'argile noircie dans la masse par addition de noir de fumée. Ces poteries, translucides et miroitantes, donnent l'illusion du métal." Michel Faré. Mais comment ce noir était obtenu, sa femme Jacqueline l'explique : "Pour le noir, l'émail était un émail de Paris qui était un noir simple... On émaillait assez épais juste avant qu'il ne coule, enfin qu'il ne soit trop épais, mais le plus grassement possible, et ensuite on attaquait avec un acide. On l'attaquait un peu pour avoir une surface un petit peu moins lisse, enfin un petit peu plus âpre, et quelques fois on le cirait très légèrement mais tout de suite après à l'acide parce que l'acide l'asséchait, il fallait le remouiller un tout petit peu, mais on n'a jamais dit aux gens de les cirer, surtout jamais".
Estimation
10 000 € - 15 000 €
Résultat
19 800 €
Frais de vente
26%
Georges JOUVE (1910-1964)
Pied de lampe sculptural de forme libre, circa 1955.
Épreuve en céramique émaillée noir.
Signé "Jouve" et porte le sigle alpha de l'artiste sur l'envers.
Légers défauts et quelques bulles éparses.
H. : 17 cm.
Provenance :
Collection Gaston Bœuf (1907-1990), décorateur.
Puis par descendance.
Bibliographie :
Georges Jouve, Édition Jousse entreprise, 2005, modèle similaire reproduit p. 287.
Rappelons que c'est en 1946 que Jouve "met à la mode le noir profond d'un si bel éclat. Il faut remonter sans doute aux Étrusques du sixième siècle avant notre ère pour retrouver le "buccero nero" comparable, fait d'argile noircie dans la masse par addition de noir de fumée. Ces poteries, translucides et miroitantes, donnent l'illusion du métal." Michel Faré.
Mais comment ce noir était obtenu, sa femme Jacqueline l'explique : "Pour le noir, l'émail était un émail de Paris qui était un noir simple... On émaillait assez épais juste avant qu'il ne coule, enfin qu'il ne soit trop épais, mais le plus grassement possible, et ensuite on attaquait avec un acide. On l'attaquait un peu pour avoir une surface un petit peu moins lisse, enfin un petit peu plus âpre, et quelques fois on le cirait très légèrement mais tout de suite après à l'acide parce que l'acide l'asséchait, il fallait le remouiller un tout petit peu, mais on n'a jamais dit aux gens de les cirer, surtout jamais".
Vente
vendredi 12 juin・14:00 (Europe/Paris)
Salle 1 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris