André MASSON (1896-1987) 3 Lettres tapuscrites signées avec corrections manuscrites (4 pages), 1947-1948. - " Vouneuil-sous-Biard 8 septembre 1947 : " Cher Leymarie, J'ai toujours grand plaisir à vous lire. Je vous remercie pour votre dernière bonne lettre. Je regrette bien que nous n'ayons pu faire notre petite tournée du vitrail ensemble. Vous touchez juste en parlant du Tintoret : son génie n'a cessé - ne cesse pas - de me hanter. Mais comme un pauvre voyageur devant une montagne ! Rembrandt, ce que j'ai étudié chez lui, ce sont justement ses lavis que avez mille fois raison d'aimer. Sa peinture, je l'admire absolument, mais c'est un écorché ... - " Aix-en-Provence 15 novembre 1948 : " (...) Je crois que, comme nous l'avions déjà dit, la peinture se meurt de trop d'intentions "artistiques". On était arrivé à ne plus faire de l'art qu'avec de l'art. Et avec tout ça, on ne dépasse pas l'artisanat. Le reproche de virtuosité qui est fait aussi avec une intention déplaisante, me fait marrer. Cela prouve bien que je suis à contre-courant car je trouve résolument idiot sinon d'être empoté (ça c'est un malheur), mais de feindre la gaucherie. L'infantilisme, le faux primitivisme et l'exotisme sur lequel vous mettez justement l'accent, voilà ce dont il faut se défaire à tout prix ... " etc. Pliures, taches et déchirures.
Estimation
200 € - 300 €
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André MASSON (1896-1987)
3 Lettres tapuscrites signées avec corrections manuscrites (4 pages), 1947-1948.
- " Vouneuil-sous-Biard 8 septembre 1947 : " Cher Leymarie, J'ai toujours grand plaisir à vous lire. Je vous remercie pour votre dernière bonne lettre. Je regrette bien que nous n'ayons pu faire notre petite tournée du vitrail ensemble. Vous touchez juste en parlant du Tintoret : son génie n'a cessé - ne cesse pas - de me hanter. Mais comme un pauvre voyageur devant une montagne ! Rembrandt, ce que j'ai étudié chez lui, ce sont justement ses lavis que avez mille fois raison d'aimer. Sa peinture, je l'admire absolument, mais c'est un écorché ...
- " Aix-en-Provence 15 novembre 1948 : " (...) Je crois que, comme nous l'avions déjà dit, la peinture se meurt de trop d'intentions "artistiques". On était arrivé à ne plus faire de l'art qu'avec de l'art. Et avec tout ça, on ne dépasse pas l'artisanat. Le reproche de virtuosité qui est fait aussi avec une intention déplaisante, me fait marrer. Cela prouve bien que je suis à contre-courant car je trouve résolument idiot sinon d'être empoté (ça c'est un malheur), mais de feindre la gaucherie. L'infantilisme, le faux primitivisme et l'exotisme sur lequel vous mettez justement l'accent, voilà ce dont il faut se défaire à tout prix ... " etc.
Pliures, taches et déchirures.
Vente
vendredi 20 février・14:00 (Europe/Paris)
Salle 4 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris