PROCLAMATION DE LA VICTOIRE D'AUSTERLITZ Imprimée sur les Presses de la Grande Armée, au lendemain de la bataille, datée du 12 frimaire an 14 (3 décembre 1805), par ordre de l'Empereur Napoléon Ier et du MajorGénéral le Maréchal Berthier (1753-1815). Grand in-folio, sur papier imprimé. Pliures et légères taches, restaurations. « Soldats Je suis content de vous ; vous avez à la journée d'Austerlitz, justifié tout ce que j'attendais de votre intrépidité ; vous avez décoré vos aigles d'une immortelle gloire. Une armée de cent mille hommes commandée par les Empereurs de Russie et d'Autriche, a été en moins de quatre heures, ou coupée ou dispersée ; ce qui a échappé à votre fer s'est noyé dans les lacs ; 40 drapeaux, les étendars de la Garde impériale de Russie, 120 pièces de canon, 20 Généraux, plus de 30,000 prisonniers sont le résultat de cette journée à jamais célèbre. Cette infanterie tant vantée, et en nombre supérieur, n'a pu résister à votre choc, et désormais vous n'avez plus de rivaux à redouter : ainsi en deux mois, cette troisième coalition a été vaincue et dissoute. La paix ne peut plus être éloignée ; mais, comme je l'ai promis à mon Peuple avant de passer le Rhin, je ne ferai qu'une paix qui me donne des garanties et assure des récompenses à nos alliés. Soldats, lorsque le peuple français plaça sur ma tête la couronne impériale, je me confiai à vous pour la maintenir toujours dans ce haut éclat de gloire, qui seul pouvait lui donner du prix à mes yeux ; mais dans le même moment nos ennemis pensaient à la détruire et à l'avilir, et cette couronne de fer conquise par le sang de tant de français, ils voulaient m'obliger à la placer sur la tête de nos plus cruels ennemis : projets téméraires et insensés que, le jour même de l'anniversaire du couronnement de votre Empereur, vous avez anéantis et confondus. Vous leur avez appris qu'il est plus facile de nous braver et de nous menacer que de nous vaincre. Soldats, lorsque tout ce qui est nécessaire pour assurer le bonheur et la prospérité de notre patrie, sera accompli, je vous ramènerai en France ; là vous serez l'objet de mes plus tendres sollicitudes ; mon peuple vous reverra avec des transports de joye ; il vous suffira de dire : j'étois à la bataille d'Austerlitz, pour que l'on réponde : voilà un Brave. » Restaurations. Expert : Maxime Charron.
Estimation
150 € - 200 €
Résultat
50 €
Frais de vente
26%
PROCLAMATION DE LA VICTOIRE D'AUSTERLITZ
Imprimée sur les Presses de la Grande Armée, au lendemain de la bataille, datée du 12 frimaire an 14 (3 décembre 1805), par ordre de l'Empereur Napoléon Ier et du MajorGénéral le Maréchal Berthier (1753-1815).
Grand in-folio, sur papier imprimé. Pliures et légères taches, restaurations.
« Soldats Je suis content de vous ; vous avez à la journée d'Austerlitz, justifié tout ce que j'attendais de votre intrépidité ; vous avez décoré vos aigles d'une immortelle gloire.
Une armée de cent mille hommes commandée par les Empereurs de Russie et d'Autriche, a été en moins de quatre heures, ou coupée ou dispersée ; ce qui a échappé à votre fer s'est noyé dans les lacs ; 40 drapeaux, les étendars de la Garde impériale de
Russie, 120 pièces de canon, 20 Généraux, plus de 30,000 prisonniers sont le résultat de cette journée à jamais célèbre. Cette infanterie tant vantée, et en nombre supérieur, n'a pu résister à votre choc, et désormais vous n'avez plus de rivaux à redouter : ainsi en deux mois, cette troisième coalition a été vaincue et dissoute. La paix ne peut plus être éloignée ; mais, comme je l'ai promis à mon Peuple avant de passer le Rhin, je ne ferai qu'une paix qui me donne des garanties et assure des récompenses à nos alliés.
Soldats, lorsque le peuple français plaça sur ma tête la couronne impériale, je me confiai à vous pour la maintenir toujours dans ce haut éclat de gloire, qui seul pouvait
lui donner du prix à mes yeux ; mais dans le même moment nos ennemis pensaient à la
détruire et à l'avilir, et cette couronne de fer conquise par le sang de tant de français, ils
voulaient m'obliger à la placer sur la tête de nos plus cruels ennemis : projets
téméraires et insensés que, le jour même de l'anniversaire du couronnement de votre
Empereur, vous avez anéantis et confondus. Vous leur avez appris qu'il est plus facile
de nous braver et de nous menacer que de nous vaincre.
Soldats, lorsque tout ce qui est nécessaire pour assurer le bonheur et la prospérité de
notre patrie, sera accompli, je vous ramènerai en France ; là vous serez l'objet de mes
plus tendres sollicitudes ; mon peuple vous reverra avec des transports de joye ; il vous
suffira de dire : j'étois à la bataille d'Austerlitz, pour que l'on réponde : voilà un
Brave. »
Restaurations.
Expert : Maxime Charron.
Vente
vendredi 26 septembre 2025・14:00 (Europe/Paris)
Salle 6 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris