Henri LE SIDANER (1862-1939)
Le pont gris, Saint-Just-sur-Dive, 1914.
Huile sur toile.
Signée en bas à gauche.
54 x 65 cm.
Petites restaurations.
 
Provenance :
Galerie Georges Petit, Paris (livrée le 25 mars 1914 par l'artiste pour 1000 francs).
Collection de M. Fournier.
Collection particulière.
Puis par descendance.
 
Expositions :
Avril 1914, Paris, Galerie Georges Petit, Exposition de Peintres et de Sculpteurs (ancienne Société Nouvelle présidée par Auguste Rodin), n°44.

Bibliographie :
Yann Farinaux-Le Sidaner. Le Sidaner-L'œuvre peint et gravé, 1989. Reproduit sous le n° 323 p. 137.

Si Henri Le Sidaner est resté le contemplateur des cités endormies et des heures propices à la rêverie, sa manière n'a cessé de graduellement évoluer. Après les fameuses séries issues de ses voyages d'étude qui, chaque année, séduisaient tant aux Salons, l'artiste fit à l'hiver 1910-1911 un séjour prolongé à Beaulieu-sur-Mer pour soigner son fils. Habitué aux brumes du Nord, sa confrontation avec la lumière du Midi l'incita à corser sa manière.

Le Pont gris incarne cette évolution vers une touche plus vigoureuse qui s'épanouira pleinement au cours de l'entre-deux guerres. La toile a été peinte à Versailles d'après des études rapportées en septembre 1913 de Saint-Just-sur-Dive, commune voisine de Montreuil-Bellay, où Le Sidaner et les siens logeaient régulièrement en vacances. Sa sœur Marguerite et son époux, l'ingénieur Maurice Bouchet, y produisaient un excellent vin de Cabernet. Ce ravissant pays de vignoble aux portes de l'Anjou et de la Touraine, a très tôt inspiré à l'artiste des œuvres de qualité, comme ce modeste Pont de pierre dont il a senti toute la poésie.

L'artiste réserva la toile à l'exposition de la fameuse Société Nouvelle désormais présidée par Auguste Rodin. Dans Le Mercure de France, Gustave Kahn commenta : « M. Le Sidaner est joliment ornemental et arrive dans des douceurs voulues à mieux faire établir les différences de ses densités de matière, ce qui n'est pas très facile dans son ambition d'effets de douceur pure. »
Live vendredi 4 juillet 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°10

Henri LE SIDANER (1862-1939) Le pont gris, Saint-Just-sur-Dive, 1914. Huile sur toile. Signée en bas à gauche. 54 x 65 cm. Petites restaurations. Provenance : Galerie Georges Petit, Paris (livrée le 25 mars 1914 par l'artiste pour 1000 francs). Collection de M. Fournier. Collection particulière. Puis par descendance. Expositions : Avril 1914, Paris, Galerie Georges Petit, Exposition de Peintres et de Sculpteurs (ancienne Société Nouvelle présidée par Auguste Rodin), n°44. Bibliographie : Yann Farinaux-Le Sidaner. Le Sidaner-L'œuvre peint et gravé, 1989. Reproduit sous le n° 323 p. 137. Si Henri Le Sidaner est resté le contemplateur des cités endormies et des heures propices à la rêverie, sa manière n'a cessé de graduellement évoluer. Après les fameuses séries issues de ses voyages d'étude qui, chaque année, séduisaient tant aux Salons, l'artiste fit à l'hiver 1910-1911 un séjour prolongé à Beaulieu-sur-Mer pour soigner son fils. Habitué aux brumes du Nord, sa confrontation avec la lumière du Midi l'incita à corser sa manière. Le Pont gris incarne cette évolution vers une touche plus vigoureuse qui s'épanouira pleinement au cours de l'entre-deux guerres. La toile a été peinte à Versailles d'après des études rapportées en septembre 1913 de Saint-Just-sur-Dive, commune voisine de Montreuil-Bellay, où Le Sidaner et les siens logeaient régulièrement en vacances. Sa sœur Marguerite et son époux, l'ingénieur Maurice Bouchet, y produisaient un excellent vin de Cabernet. Ce ravissant pays de vignoble aux portes de l'Anjou et de la Touraine, a très tôt inspiré à l'artiste des œuvres de qualité, comme ce modeste Pont de pierre dont il a senti toute la poésie. L'artiste réserva la toile à l'exposition de la fameuse Société Nouvelle désormais présidée par Auguste Rodin. Dans Le Mercure de France, Gustave Kahn commenta : « M. Le Sidaner est joliment ornemental et arrive dans des douceurs voulues à mieux faire établir les différences de ses densités de matière, ce qui n'est pas très facile dans son ambition d'effets de douceur pure. »

Estimation
20 000 € - 30 000 €
Résultat
35 000 €
Frais de vente
26,4%
Henri LE SIDANER (1862-1939) Le pont gris, Saint-Just-sur-Dive, 1914. Huile sur toile. Signée en bas à gauche. 54 x 65 cm. Petites restaurations. Provenance : Galerie Georges Petit, Paris (livrée le 25 mars 1914 par l'artiste pour 1000 francs). Collection de M. Fournier. Collection particulière. Puis par descendance. Expositions : Avril 1914, Paris, Galerie Georges Petit, Exposition de Peintres et de Sculpteurs (ancienne Société Nouvelle présidée par Auguste Rodin), n°44. Bibliographie : Yann Farinaux-Le Sidaner. Le Sidaner-L'œuvre peint et gravé, 1989. Reproduit sous le n° 323 p. 137. Si Henri Le Sidaner est resté le contemplateur des cités endormies et des heures propices à la rêverie, sa manière n'a cessé de graduellement évoluer. Après les fameuses séries issues de ses voyages d'étude qui, chaque année, séduisaient tant aux Salons, l'artiste fit à l'hiver 1910-1911 un séjour prolongé à Beaulieu-sur-Mer pour soigner son fils. Habitué aux brumes du Nord, sa confrontation avec la lumière du Midi l'incita à corser sa manière. Le Pont gris incarne cette évolution vers une touche plus vigoureuse qui s'épanouira pleinement au cours de l'entre-deux guerres. La toile a été peinte à Versailles d'après des études rapportées en septembre 1913 de Saint-Just-sur-Dive, commune voisine de Montreuil-Bellay, où Le Sidaner et les siens logeaient régulièrement en vacances. Sa sœur Marguerite et son époux, l'ingénieur Maurice Bouchet, y produisaient un excellent vin de Cabernet. Ce ravissant pays de vignoble aux portes de l'Anjou et de la Touraine, a très tôt inspiré à l'artiste des œuvres de qualité, comme ce modeste Pont de pierre dont il a senti toute la poésie. L'artiste réserva la toile à l'exposition de la fameuse Société Nouvelle désormais présidée par Auguste Rodin. Dans Le Mercure de France, Gustave Kahn commenta : « M. Le Sidaner est joliment ornemental et arrive dans des douceurs voulues à mieux faire établir les différences de ses densités de matière, ce qui n'est pas très facile dans son ambition d'effets de douceur pure. »
Vente vendredi 4 juillet 2025・14:00 (Europe/Paris)
Salle 6 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris