Live vendredi 5 avril 2013・13:30 (Europe/Paris)
Lot n°182

KLÉBER (Jean-Baptiste général) «Réflexions au général Kléber sur le siège de Mayence». Manuscrit signé avec 3 lignes autographes. Obernigelheim, 4 nivose, An III (24 décembre 1794); 5 pp. ½ in-fol (mouillures dans les coins extérieurs). Document de la plus grande importance, où, ne voulant trahir la confiance de la Nation, Kléber trace un fidèle tableau de la situation devant Mayence. La force des fortifications et leur grand développement exige de la part de l'assiégé une garnison nombreuse et, de la part de l'assiégeant, une armée considérable et un grand concours de moyens. Les coalisés, n'ayant plus que cette place sur la rive gauche du Rhin, mettront à la défendre une opiniâtreté extraordinaire. Mais la force de l'ennemi est que les français hivernent dans un pays entièrement épuisé, l'armée de siège est mal organisée, les chevaux meurent par la disette absolue des fourrages, l'équipage du siège est inexistant. Il faut 60 000 hommes d'infanterie pour investir la place sur la rive gauche du Rhin et 18 000 hommes sur la rive droite pour interdire aux assiégés de se ravitailler. Actuellement toutes les charges sont du côté de l'ennemi. «Il m'eut été plus doux de présenter la prise de Mayence comme très prochaine et très facile, l'impatience républicaine n'étant point accoutumée à rencontrer d'obstacles». [Kléber ne pourra prendre la place, qui ne revint à la France qu'en 1877, au traité de Campio-Formio]

Estimation
150 € - 200 €
Résultat
160 €
Frais de vente
0%
KLÉBER (Jean-Baptiste général) «Réflexions au général Kléber sur le siège de Mayence». Manuscrit signé avec 3 lignes autographes. Obernigelheim, 4 nivose, An III (24 décembre 1794); 5 pp. ½ in-fol (mouillures dans les coins extérieurs). Document de la plus grande importance, où, ne voulant trahir la confiance de la Nation, Kléber trace un fidèle tableau de la situation devant Mayence. La force des fortifications et leur grand développement exige de la part de l'assiégé une garnison nombreuse et, de la part de l'assiégeant, une armée considérable et un grand concours de moyens. Les coalisés, n'ayant plus que cette place sur la rive gauche du Rhin, mettront à la défendre une opiniâtreté extraordinaire. Mais la force de l'ennemi est que les français hivernent dans un pays entièrement épuisé, l'armée de siège est mal organisée, les chevaux meurent par la disette absolue des fourrages, l'équipage du siège est inexistant. Il faut 60 000 hommes d'infanterie pour investir la place sur la rive gauche du Rhin et 18 000 hommes sur la rive droite pour interdire aux assiégés de se ravitailler. Actuellement toutes les charges sont du côté de l'ennemi. «Il m'eut été plus doux de présenter la prise de Mayence comme très prochaine et très facile, l'impatience républicaine n'étant point accoutumée à rencontrer d'obstacles». [Kléber ne pourra prendre la place, qui ne revint à la France qu'en 1877, au traité de Campio-Formio]
Vente vendredi 5 avril 2013・13:30 (Europe/Paris)
Salle 3 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris