FRANCE, époque Louis XVI
Aiguière fuselée en argent (950) à décor de frises de perles, sur piédouche circulaire à la jambe baguée d'une corolle de feuilles.
La panse ornée à l'épaulement d'un ruban avec une frise de branches de roses, avec fleurs et feuilles, et à la base, de longues feuilles de laurier, gravées.
Le col souligné de filets et orné, à sa base, d'une guirlande de petites feuilles de laurier, gravée.
Le couvercle sur charnière orné en suite, à frétel et décoré de fleurs et de feuillages ciselés.
L'anse en crosse décorée de feuilles et d'une ligne de perles.
Poinçon d'orfèvre : Antoine BOULLIER, reçu Maître à Paris en 1775.
PARIS, poinçons de Charge [A / L.L] et d'Exportation [aiguière] pour 1782-1789 et de Jurande pour 1783 [U].
Repoinçonnée au Crabe.
Poids : 1.143 g - H. : 29.5 cm. 
Fortes usures à la guirlande gravée du col ; rayures et chocs d'usage ; nez du couvercle légèrement faussé, ne recouvrant plus le bec ; infime naissance de déchirure à la fixation de la charnière.


Antoine BOULLIER (1749-), orfèvre formé à Châteauroux, il est reçu à la maîtrise le 16 décembre 1775.
Il s'installe au Pont au Change jusqu'en 1786, puis rue Saint Honoré.
Sa production paraît importante et destinée aux grandes familles de l'aristocratie et des souverains, tant françaises qu'européennes, et jusqu'en Amérique.
Il réalise plusieurs nécessaires de toilette, dont un en 1786, pour Vladimir BOROSOVITCH, le général prince GALITZIN, et son épouse Natalia Petrovna [Christie's, Londres, le 7 juin 2011, lot 206]. L'aiguière de cet ensemble est à rapprocher par sa forme de celle présentée ci-dessus, mais son décor de rinceaux de roses est différent. Cependant, les frises de branches de rosiers ornant le bassin et certaines pièces sur piédouche de cet ensemble sont très proches de celle de notre aiguière.
La Révolution freine son activité au point de le voir se retirer en tant qu'agriculteur.
Puis il reprend ses ciseaux avec le Premier Empire, en participant, notamment, dès 1806, à l'Exposition des produits de l'Industrie, et en 1810, à la création du service à thé de l'Empereur NAPOLÉON Ier, aux côtés de Martin-Guillaume BIENNAIS, en réalisant la célèbre fontaine à thé. Sa carrière se ralentit avec le retour des Bourbon pour s'achever semble t-il en 1818.

Notre aiguière présente un poinçon d'exportation [aiguière] prouvant son départ de France, entre 1782 et 1789, probablement consécutivement à sa fabrication. Malheureusement l'absence de poinçon d'importation du pays de destination ou d'armoirie empêche de connaître sa destination définitive.
A son retour en France lui est insculpé le poinçon au Crabe, donc postérieurement à 1838.
Live vendredi 19 janvier 2024・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°145

FRANCE, époque Louis XVI Aiguière fuselée en argent (950) à décor de frises de perles, sur piédouche circulaire à la jambe baguée d'une corolle de feuilles. La panse ornée à l'épaulement d'un ruban avec une frise de branches de roses, avec fleurs et feuilles, et à la base, de longues feuilles de laurier, gravées. Le col souligné de filets et orné, à sa base, d'une guirlande de petites feuilles de laurier, gravée. Le couvercle sur charnière orné en suite, à frétel et décoré de fleurs et de feuillages ciselés. L'anse en crosse décorée de feuilles et d'une ligne de perles. Poinçon d'orfèvre : Antoine BOULLIER, reçu Maître à Paris en 1775. PARIS, poinçons de Charge [A / L.L] et d'Exportation [aiguière] pour 1782-1789 et de Jurande pour 1783 [U]. Repoinçonnée au Crabe. Poids : 1.143 g - H. : 29.5 cm. Fortes usures à la guirlande gravée du col ; rayures et chocs d'usage ; nez du couvercle légèrement faussé, ne recouvrant plus le bec ; infime naissance de déchirure à la fixation de la charnière. Antoine BOULLIER (1749-), orfèvre formé à Châteauroux, il est reçu à la maîtrise le 16 décembre 1775. Il s'installe au Pont au Change jusqu'en 1786, puis rue Saint Honoré. Sa production paraît importante et destinée aux grandes familles de l'aristocratie et des souverains, tant françaises qu'européennes, et jusqu'en Amérique. Il réalise plusieurs nécessaires de toilette, dont un en 1786, pour Vladimir BOROSOVITCH, le général prince GALITZIN, et son épouse Natalia Petrovna [Christie's, Londres, le 7 juin 2011, lot 206]. L'aiguière de cet ensemble est à rapprocher par sa forme de celle présentée ci-dessus, mais son décor de rinceaux de roses est différent. Cependant, les frises de branches de rosiers ornant le bassin et certaines pièces sur piédouche de cet ensemble sont très proches de celle de notre aiguière. La Révolution freine son activité au point de le voir se retirer en tant qu'agriculteur. Puis il reprend ses ciseaux avec le Premier Empire, en participant, notamment, dès 1806, à l'Exposition des produits de l'Industrie, et en 1810, à la création du service à thé de l'Empereur NAPOLÉON Ier, aux côtés de Martin-Guillaume BIENNAIS, en réalisant la célèbre fontaine à thé. Sa carrière se ralentit avec le retour des Bourbon pour s'achever semble t-il en 1818. Notre aiguière présente un poinçon d'exportation [aiguière] prouvant son départ de France, entre 1782 et 1789, probablement consécutivement à sa fabrication. Malheureusement l'absence de poinçon d'importation du pays de destination ou d'armoirie empêche de connaître sa destination définitive. A son retour en France lui est insculpé le poinçon au Crabe, donc postérieurement à 1838.

Estimation
1 500 € - 1 800 €
Résultat
1 400 €
Frais de vente
25%
FRANCE, époque Louis XVI Aiguière fuselée en argent (950) à décor de frises de perles, sur piédouche circulaire à la jambe baguée d'une corolle de feuilles. La panse ornée à l'épaulement d'un ruban avec une frise de branches de roses, avec fleurs et feuilles, et à la base, de longues feuilles de laurier, gravées. Le col souligné de filets et orné, à sa base, d'une guirlande de petites feuilles de laurier, gravée. Le couvercle sur charnière orné en suite, à frétel et décoré de fleurs et de feuillages ciselés. L'anse en crosse décorée de feuilles et d'une ligne de perles. Poinçon d'orfèvre : Antoine BOULLIER, reçu Maître à Paris en 1775. PARIS, poinçons de Charge [A / L.L] et d'Exportation [aiguière] pour 1782-1789 et de Jurande pour 1783 [U]. Repoinçonnée au Crabe. Poids : 1.143 g - H. : 29.5 cm. Fortes usures à la guirlande gravée du col ; rayures et chocs d'usage ; nez du couvercle légèrement faussé, ne recouvrant plus le bec ; infime naissance de déchirure à la fixation de la charnière. Antoine BOULLIER (1749-), orfèvre formé à Châteauroux, il est reçu à la maîtrise le 16 décembre 1775. Il s'installe au Pont au Change jusqu'en 1786, puis rue Saint Honoré. Sa production paraît importante et destinée aux grandes familles de l'aristocratie et des souverains, tant françaises qu'européennes, et jusqu'en Amérique. Il réalise plusieurs nécessaires de toilette, dont un en 1786, pour Vladimir BOROSOVITCH, le général prince GALITZIN, et son épouse Natalia Petrovna [Christie's, Londres, le 7 juin 2011, lot 206]. L'aiguière de cet ensemble est à rapprocher par sa forme de celle présentée ci-dessus, mais son décor de rinceaux de roses est différent. Cependant, les frises de branches de rosiers ornant le bassin et certaines pièces sur piédouche de cet ensemble sont très proches de celle de notre aiguière. La Révolution freine son activité au point de le voir se retirer en tant qu'agriculteur. Puis il reprend ses ciseaux avec le Premier Empire, en participant, notamment, dès 1806, à l'Exposition des produits de l'Industrie, et en 1810, à la création du service à thé de l'Empereur NAPOLÉON Ier, aux côtés de Martin-Guillaume BIENNAIS, en réalisant la célèbre fontaine à thé. Sa carrière se ralentit avec le retour des Bourbon pour s'achever semble t-il en 1818. Notre aiguière présente un poinçon d'exportation [aiguière] prouvant son départ de France, entre 1782 et 1789, probablement consécutivement à sa fabrication. Malheureusement l'absence de poinçon d'importation du pays de destination ou d'armoirie empêche de connaître sa destination définitive. A son retour en France lui est insculpé le poinçon au Crabe, donc postérieurement à 1838.
Vente vendredi 19 janvier 2024・14:00 (Europe/Paris)
Salle 6 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris