Charles-Maurice de TALLEYRAND (1754-1838)
2 L.S., Philadelphie 11 mai 1796, à Nicholas LON, marchand à New-York ; 1 page et quart et 2 pages in-4, adresses ; en anglais.
Avant son départ pour la France (13 juin 1796), Talleyrand se propose de faciliter la vente de terres « upon the Waters of Black River » ; quand il sera à Hambourg, il l'informera de la situation du marché et de l'intention des gens qui ont de l'agent d'investir dans des terres américaines. Il a besoin cependant de cartes et plans qu'il demande de lui envoyer à Hambourg.
À propos de l'indemnisation d'un bateau, le Brig Glascon ; il s'agit de savoir si elle doit être payée par le « Consulship in America » ou avec les fonds de l'administration de la Guadeloupe. Il demande à son correspondant d'examiner la question avec Mr Rozier, consul à New York, et il compte sur Lon pour la résolution rapide de ce problème.
On joint :
Une P.S. par Philippe de LÉTOMBE, Consul général de la République française près les États-Unis de l'Amérique, Philadelphie 15 prairial IV (3 juin 1796) ; 1 page et demie in-fol. vignette, sceau cire rouge (bords un peu effrangés), attestant que le citoyen Talleyrand-Périgord, ancien évêque d'Autun, a été autorisé à rentrer en France par la loi du 18 fructidor, mais qu'il n'a pu « déterminer aucun armateur à lui donner passage direct, ni indirect, dans la crainte des Anglais » ; il n'y a qu'un capitaine danois qui accepte de le prendre avec son domestique, et le consul délivre à Talleyrand cet attestat « pour lui servir en valoir ce que de raison ». C'est ce brick danois qui ramènera Talleyrand en Europe.
Live jeudi 20 avril 2023・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°137

Charles-Maurice de TALLEYRAND (1754-1838) 2 L.S., Philadelphie 11 mai 1796, à Nicholas LON, marchand à New-York ; 1 page et quart et 2 pages in-4, adresses ; en anglais. Avant son départ pour la France (13 juin 1796), Talleyrand se propose de faciliter la vente de terres « upon the Waters of Black River » ; quand il sera à Hambourg, il l'informera de la situation du marché et de l'intention des gens qui ont de l'agent d'investir dans des terres américaines. Il a besoin cependant de cartes et plans qu'il demande de lui envoyer à Hambourg. À propos de l'indemnisation d'un bateau, le Brig Glascon ; il s'agit de savoir si elle doit être payée par le « Consulship in America » ou avec les fonds de l'administration de la Guadeloupe. Il demande à son correspondant d'examiner la question avec Mr Rozier, consul à New York, et il compte sur Lon pour la résolution rapide de ce problème. On joint : Une P.S. par Philippe de LÉTOMBE, Consul général de la République française près les États-Unis de l'Amérique, Philadelphie 15 prairial IV (3 juin 1796) ; 1 page et demie in-fol. vignette, sceau cire rouge (bords un peu effrangés), attestant que le citoyen Talleyrand-Périgord, ancien évêque d'Autun, a été autorisé à rentrer en France par la loi du 18 fructidor, mais qu'il n'a pu « déterminer aucun armateur à lui donner passage direct, ni indirect, dans la crainte des Anglais » ; il n'y a qu'un capitaine danois qui accepte de le prendre avec son domestique, et le consul délivre à Talleyrand cet attestat « pour lui servir en valoir ce que de raison ». C'est ce brick danois qui ramènera Talleyrand en Europe.

Estimation
400 € - 500 €
Résultat
350 €
Frais de vente
25%
Charles-Maurice de TALLEYRAND (1754-1838) 2 L.S., Philadelphie 11 mai 1796, à Nicholas LON, marchand à New-York ; 1 page et quart et 2 pages in-4, adresses ; en anglais. Avant son départ pour la France (13 juin 1796), Talleyrand se propose de faciliter la vente de terres « upon the Waters of Black River » ; quand il sera à Hambourg, il l'informera de la situation du marché et de l'intention des gens qui ont de l'agent d'investir dans des terres américaines. Il a besoin cependant de cartes et plans qu'il demande de lui envoyer à Hambourg. À propos de l'indemnisation d'un bateau, le Brig Glascon ; il s'agit de savoir si elle doit être payée par le « Consulship in America » ou avec les fonds de l'administration de la Guadeloupe. Il demande à son correspondant d'examiner la question avec Mr Rozier, consul à New York, et il compte sur Lon pour la résolution rapide de ce problème. On joint : Une P.S. par Philippe de LÉTOMBE, Consul général de la République française près les États-Unis de l'Amérique, Philadelphie 15 prairial IV (3 juin 1796) ; 1 page et demie in-fol. vignette, sceau cire rouge (bords un peu effrangés), attestant que le citoyen Talleyrand-Périgord, ancien évêque d'Autun, a été autorisé à rentrer en France par la loi du 18 fructidor, mais qu'il n'a pu « déterminer aucun armateur à lui donner passage direct, ni indirect, dans la crainte des Anglais » ; il n'y a qu'un capitaine danois qui accepte de le prendre avec son domestique, et le consul délivre à Talleyrand cet attestat « pour lui servir en valoir ce que de raison ». C'est ce brick danois qui ramènera Talleyrand en Europe.
Vente jeudi 20 avril 2023・14:00 (Europe/Paris)
Salle 11 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris