Lucien DAUDET (1878-1946)
71 L.A.S., 1924-1927 et s.d., à Édouard FERRAS ; 255 pages la plupart in-4 (quelques lettres incomplètes ; défauts à qqs lettres).
Importante correspondance à un jeune acteur ami et collaborateur. [Lucien Daudet et Édouard Ferras ont cosigné Le Paradis perdu, pièce en 3 actes, adaptation proustienne de La Femme abandonnée de Balzac, créée au Théâtre des Mathurins le 5 novembre 1926, dans une mise en scène d'Harry Baur avec Ève Francis et Ferras lui-même.
Daudet suit les débuts du jeune acteur ; il lui conseille la lecture de Balzac pour « connaître le coeur humain ». Puis on suit, scène par scène, l'élaboration de leur pièce... Les lettres, souvent longues, sont écrites du château de La Roche, où il travaille près de sa mère dans la solitude, et où Ferras le rejoint ; de Monte-Carlo, où il séjourne au Balmoral Palace ; mais aussi de la rue de Bellechasse à Paris ; il donne des nouvelles de son voisin Anatole France. Les lettres sont de plus en plus tendres, Lucien (qui signe parfois « John ») donne des conseils de lecture à son « cher Dino », lui recommande son coiffeur, etc. Il est souvent question de Reynaldo Hahn, et aussi de Jean Cocteau, Jean et Valentine Hugo, Francis Poulenc ; il relate un vol de manuscrits de V. Hugo par Pierre de Lacretelle ; il informe Édouard de ses lectures, etc.
On joint une L.A.S. à un directeur de théâtre au sujet de Ferras et d'une tournée de Sapho ; la copie d'un poème de la duchesse de Rohan sur La Roche.
Live jeudi 20 avril 2023・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°105

Lucien DAUDET (1878-1946) 71 L.A.S., 1924-1927 et s.d., à Édouard FERRAS ; 255 pages la plupart in-4 (quelques lettres incomplètes ; défauts à qqs lettres). Importante correspondance à un jeune acteur ami et collaborateur. [Lucien Daudet et Édouard Ferras ont cosigné Le Paradis perdu, pièce en 3 actes, adaptation proustienne de La Femme abandonnée de Balzac, créée au Théâtre des Mathurins le 5 novembre 1926, dans une mise en scène d'Harry Baur avec Ève Francis et Ferras lui-même. Daudet suit les débuts du jeune acteur ; il lui conseille la lecture de Balzac pour « connaître le coeur humain ». Puis on suit, scène par scène, l'élaboration de leur pièce... Les lettres, souvent longues, sont écrites du château de La Roche, où il travaille près de sa mère dans la solitude, et où Ferras le rejoint ; de Monte-Carlo, où il séjourne au Balmoral Palace ; mais aussi de la rue de Bellechasse à Paris ; il donne des nouvelles de son voisin Anatole France. Les lettres sont de plus en plus tendres, Lucien (qui signe parfois « John ») donne des conseils de lecture à son « cher Dino », lui recommande son coiffeur, etc. Il est souvent question de Reynaldo Hahn, et aussi de Jean Cocteau, Jean et Valentine Hugo, Francis Poulenc ; il relate un vol de manuscrits de V. Hugo par Pierre de Lacretelle ; il informe Édouard de ses lectures, etc. On joint une L.A.S. à un directeur de théâtre au sujet de Ferras et d'une tournée de Sapho ; la copie d'un poème de la duchesse de Rohan sur La Roche.

Estimation
800 € - 1 000 €
Résultat
800 €
Frais de vente
25%
Lucien DAUDET (1878-1946) 71 L.A.S., 1924-1927 et s.d., à Édouard FERRAS ; 255 pages la plupart in-4 (quelques lettres incomplètes ; défauts à qqs lettres). Importante correspondance à un jeune acteur ami et collaborateur. [Lucien Daudet et Édouard Ferras ont cosigné Le Paradis perdu, pièce en 3 actes, adaptation proustienne de La Femme abandonnée de Balzac, créée au Théâtre des Mathurins le 5 novembre 1926, dans une mise en scène d'Harry Baur avec Ève Francis et Ferras lui-même. Daudet suit les débuts du jeune acteur ; il lui conseille la lecture de Balzac pour « connaître le coeur humain ». Puis on suit, scène par scène, l'élaboration de leur pièce... Les lettres, souvent longues, sont écrites du château de La Roche, où il travaille près de sa mère dans la solitude, et où Ferras le rejoint ; de Monte-Carlo, où il séjourne au Balmoral Palace ; mais aussi de la rue de Bellechasse à Paris ; il donne des nouvelles de son voisin Anatole France. Les lettres sont de plus en plus tendres, Lucien (qui signe parfois « John ») donne des conseils de lecture à son « cher Dino », lui recommande son coiffeur, etc. Il est souvent question de Reynaldo Hahn, et aussi de Jean Cocteau, Jean et Valentine Hugo, Francis Poulenc ; il relate un vol de manuscrits de V. Hugo par Pierre de Lacretelle ; il informe Édouard de ses lectures, etc. On joint une L.A.S. à un directeur de théâtre au sujet de Ferras et d'une tournée de Sapho ; la copie d'un poème de la duchesse de Rohan sur La Roche.
Vente jeudi 20 avril 2023・14:00 (Europe/Paris)
Salle 11 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris