Alphonse DAUDET (1840-1897) 46 L.A.S., [1870]-1880 et s.d., à son beau-frère Léon ALLARD ; env. 80 pages formats divers. Belle correspondance amicale et familiale, notamment pendant la guerre de 1870. Guerre de 1870. Il dit son inquiétude pour son « cher frangin », le suppliant de lui donner fréquemment des nouvelles... Nous ne citerons qu'une de ces lettres : « Voilà la France en danger. Ah ! je donnerais gros pour être à côté de toi. [...] Paris est en ébullition. J'ai bien peur pour aujourd'hui. [...] le sentiment patriotique m'a subitement poussé, et je suis dans un embarras extrême. Pris par la jambe avec femme, enfant, père infirme... Et si les Huns débouchent par Belfort, remontent par Dijon, Montereau, forêt de Sénart, falloir quitter Champrosay... tout cela est bien grave. Depuis deux nuits je ne dors plus »...Etc. Ailleurs, il parle de son travail (notamment à L'Arlésienne et L'Évangéliste), donne des nouvelles familiales et des séjours à Champrosay (santé de Julia, Léon commence le latin, Bébé [Lucien] trotte dans le jardin), encourage la carrière littéraire d'Allard, évoque sa cure à Royat, etc., etc. Sur une lettre, il fait écrire le petit Léon ; une lettre est écrite en grande partie par Julia à son frère...
Estimation
1 800 € - 2 000 €
Résultat
1 800 €
Frais de vente
25%
Alphonse DAUDET (1840-1897)
46 L.A.S., [1870]-1880 et s.d., à son beau-frère Léon ALLARD ; env. 80 pages formats divers.
Belle correspondance amicale et familiale, notamment pendant la guerre de 1870.
Guerre de 1870. Il dit son inquiétude pour son « cher frangin », le suppliant de lui donner fréquemment des nouvelles... Nous ne citerons qu'une de ces lettres : « Voilà la France en danger. Ah ! je donnerais gros pour être à côté de toi. [...] Paris est en ébullition. J'ai bien peur pour aujourd'hui. [...] le sentiment patriotique m'a subitement poussé, et je suis dans un embarras extrême. Pris par la jambe avec femme, enfant, père infirme... Et si les Huns débouchent par Belfort, remontent par Dijon, Montereau, forêt de Sénart, falloir quitter Champrosay... tout cela est bien grave. Depuis deux nuits je ne dors plus »...Etc.
Ailleurs, il parle de son travail (notamment à L'Arlésienne et L'Évangéliste), donne des nouvelles familiales et des séjours à Champrosay (santé de Julia, Léon commence le latin, Bébé [Lucien] trotte dans le jardin), encourage la carrière littéraire d'Allard, évoque sa cure à Royat, etc., etc. Sur une lettre, il fait écrire le petit Léon ; une lettre est écrite en grande partie par Julia à son frère...
Vente
jeudi 20 avril 2023・14:00 (Europe/Paris)
Salle 11 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris