Maximilien LUCE (1858-1941)
L'aciérie, 1898.
Huile sur papier marouflé sur carton.
Signé et daté en bas à droite
37 x 27 cm.
OEuvre en rapport : Notre tableau est l'oeuvre préparatoire à la Fonderie, Ancienne Collection Oscar Ghez, Genève.
Maximilien Luce est l'un des compagnons les plus précoces des Néo-impressionnistes. Dès 1886, il pratique la division de la touche et peint en couleurs hautes. Luce recherche des lumières singulières : flamboiement des crépuscules, lumières nocturnes des villes... En 1887, il expose ses toiles divisionnistes au Salon des Indépendants. La découverte de Saint-Tropez grâce à Signac (1892) et la lumière méditerranéenne éclaircissent sa palette.
En 1895, les Verhaeren invitent les époux Luce en Belgique. Avec Théo Van Rysselberghe, autre peintre divisionniste belge, il se rend à Charleroi et visite une aciérie. Il est ébloui. L'année suivante, il retourne à Charleroi pour peindre et visite les mines, les usines et les hauts-fourneaux.
Luce peint plusieurs oeuvres représentant les fourneaux d'une aciérie, les ouvriers figurant au premier plan en contre-jour. Ici, le brasier central peint en touches jaune et rouge fait contrepoint aux verts et au bleuté des ombres. Cette oeuvre est visiblement préparatoire à l'Aciérie (Bazetoux tome II, 1052 et Bazetoux tome III, 617).
Au-delà du spectacle splendide, on sait que Luce était sensible à la condition ouvrière. Il avait de vives sympathies anarchistes et s'engagea dans le combat révolutionnaire. Il a par ailleurs, peint à Charleroi les ouvriers d'une fonderie à leur travail en leur conférant formellement la grandeur des guerriers antiques.
Live vendredi 14 avril 2023・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°97

Maximilien LUCE (1858-1941) L'aciérie, 1898. Huile sur papier marouflé sur carton. Signé et daté en bas à droite 37 x 27 cm. OEuvre en rapport : Notre tableau est l'oeuvre préparatoire à la Fonderie, Ancienne Collection Oscar Ghez, Genève. Maximilien Luce est l'un des compagnons les plus précoces des Néo-impressionnistes. Dès 1886, il pratique la division de la touche et peint en couleurs hautes. Luce recherche des lumières singulières : flamboiement des crépuscules, lumières nocturnes des villes... En 1887, il expose ses toiles divisionnistes au Salon des Indépendants. La découverte de Saint-Tropez grâce à Signac (1892) et la lumière méditerranéenne éclaircissent sa palette. En 1895, les Verhaeren invitent les époux Luce en Belgique. Avec Théo Van Rysselberghe, autre peintre divisionniste belge, il se rend à Charleroi et visite une aciérie. Il est ébloui. L'année suivante, il retourne à Charleroi pour peindre et visite les mines, les usines et les hauts-fourneaux. Luce peint plusieurs oeuvres représentant les fourneaux d'une aciérie, les ouvriers figurant au premier plan en contre-jour. Ici, le brasier central peint en touches jaune et rouge fait contrepoint aux verts et au bleuté des ombres. Cette oeuvre est visiblement préparatoire à l'Aciérie (Bazetoux tome II, 1052 et Bazetoux tome III, 617). Au-delà du spectacle splendide, on sait que Luce était sensible à la condition ouvrière. Il avait de vives sympathies anarchistes et s'engagea dans le combat révolutionnaire. Il a par ailleurs, peint à Charleroi les ouvriers d'une fonderie à leur travail en leur conférant formellement la grandeur des guerriers antiques.

Estimation
4 000 € - 5 000 €
Résultat
14 000 €
Frais de vente
25%
Maximilien LUCE (1858-1941) L'aciérie, 1898. Huile sur papier marouflé sur carton. Signé et daté en bas à droite 37 x 27 cm. OEuvre en rapport : Notre tableau est l'oeuvre préparatoire à la Fonderie, Ancienne Collection Oscar Ghez, Genève. Maximilien Luce est l'un des compagnons les plus précoces des Néo-impressionnistes. Dès 1886, il pratique la division de la touche et peint en couleurs hautes. Luce recherche des lumières singulières : flamboiement des crépuscules, lumières nocturnes des villes... En 1887, il expose ses toiles divisionnistes au Salon des Indépendants. La découverte de Saint-Tropez grâce à Signac (1892) et la lumière méditerranéenne éclaircissent sa palette. En 1895, les Verhaeren invitent les époux Luce en Belgique. Avec Théo Van Rysselberghe, autre peintre divisionniste belge, il se rend à Charleroi et visite une aciérie. Il est ébloui. L'année suivante, il retourne à Charleroi pour peindre et visite les mines, les usines et les hauts-fourneaux. Luce peint plusieurs oeuvres représentant les fourneaux d'une aciérie, les ouvriers figurant au premier plan en contre-jour. Ici, le brasier central peint en touches jaune et rouge fait contrepoint aux verts et au bleuté des ombres. Cette oeuvre est visiblement préparatoire à l'Aciérie (Bazetoux tome II, 1052 et Bazetoux tome III, 617). Au-delà du spectacle splendide, on sait que Luce était sensible à la condition ouvrière. Il avait de vives sympathies anarchistes et s'engagea dans le combat révolutionnaire. Il a par ailleurs, peint à Charleroi les ouvriers d'une fonderie à leur travail en leur conférant formellement la grandeur des guerriers antiques.
Vente vendredi 14 avril 2023・14:00 (Europe/Paris)
Salle 1 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris