Alexis FALIZE (1811-1898) Pendentif médaillon porte-souvenir vitré ouvrant en or jaune (750) à décor sur le couvercle d'un héron se posant parmi des bambous sur fond rouge et, à l'intérieur, d'une carpe nageant sur fond bleu turquoise. La bélière ornée de fleurettes sur fond rouge. Le verre en cristal de roche, lunette en or jaune (750) uni. Poinçon de maître sous la bélière. Vers 1870. Poids brut : 25,3 g. - Dim. : 5,3 x 3,1 cm. Éclats et manques aux émaux sous le bac du héron principalement, petits manques sur la bélière, bulles de cuisson, petits éclats sur le verre. Décor naturaliste japonisant inspiré des estampes japonaises, et très probablement réalisé par Antoine Tard avec qui Alexis Falize travailla pendant dix ans pour les cloisonnés, d'après ses aquarelles. Emile Zola écrit « l'influence du Japonisme est ce dont nous avions besoin pour nous délivrer de la tradition du noir et nous montrer la beauté chatoyante de la nature ». (Cf. Siegfried Wichman, Japonisme : the japanese influence on Western Arts since 1858, Thames and Hudson, Londres, 1999). Fondée à Paris par Alexis Falize (1811-1898) en 1838, la dynastie des Falize a duré trois générations et s'est imposée comme une Maison de premier ordre dans le renouvellement de l'art bijoutier français. Alexis Falize a collaboré avec l'émailleur Antoine Tard au cours de sa carrière. Ce dernier était un émailleur renommé dans l'utilisation de la technique du cloisonné. Il utilisait un fil d'or pour former les cellules du dessin, dans lesquelles l'émail en poudre était placé. Apparemment, Antoine Tard était particulièrement doué pour contrôler l'effet de la cuisson et la profondeur du polissage final. Ces bijoux se sont avérés extrêmement populaires. Reproduisant des motifs japonais adaptés par Falize d'après des gravures d'Hokusai et d'autres artistes japonais, ils reflètent l'intérêt de l'époque pour l'art oriental qu'éveille la reprise du commerce avec le Japon à la fin des années 1850. L'ouvrage de Philippe Burty, « Les émaux cloisonnés anciens et modernes », édité par le joaillier Martz, est illustré des chromolithographies de M. Régamey père d'après ses collections. On y trouve représenté un panel d'objets réalisables par Falize et Tard dont le médaillon que nous proposons aujourd'hui. On retrouve d'ailleurs sur une autre planche le héron, cette fois-ci sur fond bleu.
Estimation
6 000 € - 8 000 €
Résultat
12 500 €
Frais de vente
25%
Alexis FALIZE (1811-1898)
Pendentif médaillon porte-souvenir vitré ouvrant en or jaune (750) à décor sur le couvercle d'un héron se posant parmi des bambous sur fond rouge et, à l'intérieur, d'une carpe nageant sur fond bleu turquoise.
La bélière ornée de fleurettes sur fond rouge.
Le verre en cristal de roche, lunette en or jaune (750) uni.
Poinçon de maître sous la bélière.
Vers 1870.
Poids brut : 25,3 g. - Dim. : 5,3 x 3,1 cm.
Éclats et manques aux émaux sous le bac du héron principalement, petits manques sur la bélière, bulles de cuisson, petits éclats sur le verre.
Décor naturaliste japonisant inspiré des estampes japonaises, et très probablement réalisé par Antoine Tard avec qui Alexis Falize travailla pendant dix ans pour les cloisonnés, d'après ses aquarelles.
Emile Zola écrit « l'influence du Japonisme est ce dont nous avions besoin pour nous délivrer de la tradition du noir et nous montrer la beauté chatoyante de la nature ». (Cf. Siegfried Wichman, Japonisme : the japanese influence on Western Arts since 1858, Thames and Hudson, Londres, 1999).
Fondée à Paris par Alexis Falize (1811-1898) en 1838, la dynastie des Falize a duré trois générations et s'est imposée comme une Maison de premier ordre dans le renouvellement de l'art bijoutier français.
Alexis Falize a collaboré avec l'émailleur Antoine Tard au cours de sa carrière. Ce dernier était un émailleur renommé dans l'utilisation de la technique du cloisonné. Il utilisait un fil d'or pour former les cellules du dessin, dans lesquelles l'émail en poudre était placé. Apparemment, Antoine Tard était particulièrement doué pour contrôler l'effet de la cuisson et la profondeur du polissage final.
Ces bijoux se sont avérés extrêmement populaires. Reproduisant des motifs japonais adaptés par Falize d'après des gravures d'Hokusai et d'autres artistes japonais, ils reflètent l'intérêt de l'époque pour l'art oriental qu'éveille la reprise du commerce avec le Japon à la fin des années 1850.
L'ouvrage de Philippe Burty, « Les émaux cloisonnés anciens et modernes », édité par le joaillier Martz, est illustré des chromolithographies de M. Régamey père d'après ses collections. On y trouve représenté un panel d'objets réalisables par Falize et Tard dont le médaillon que nous proposons aujourd'hui. On retrouve d'ailleurs sur une autre planche le héron, cette fois-ci sur fond bleu.
Vente
vendredi 7 avril 2023・14:00 (Europe/Paris)
Salle 3 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris