GRESSET Jean-Baptiste-Louis (1709-1777) poète et auteur dramatique (Académie française).

MANUSCRIT autographe, Réponse de M. Gresset Directeur de l'Académie Françoise au discours prononcé par M. d'Alembert, [1754] ; 8 pages in4.



Discours lors de la réception de D'ALEMBERT à l'Académie Française (16 décembre 1754).

Gresset, directeur de l'Académie depuis quelques mois, y accueille D'Alembert. Il passe rapidement sur l'éloge de l'incrédule d'Alembert, et concentre son discours sur le panégyrique de son prédécesseur, Jean-Baptiste SURIAN (1670-1754), évêque de Vence, digne héritier de Bossuet et Fléchier. Il dresse le portrait d'un « solitaire paisible, philosophe chrétien, sans cabale, sans protecteur », qui possédait cette voix impérieuse « qui soumet la raison, qui fait taire l'esprit, qui parle au coeur et commande le devoir », et dont l'éloquence véritable rejoignait celle des moeurs. Surian n'était « point de ces prédicateurs frivoles et méprisable qui, à la face des autels mêmes, cherchent moins les palmes du sanctuaire que les lauriers des spectacles [...] ces pontifes agréables et profanes craïonnés autrefois par Despréaux, et qui [...] venoient promener leur scandaleuse inutilité parmi les vices, le luxe et la mollesse de la capitale ou venoient ramper à la cour »... [Cette attaque contre les évêques académiciens, qui ne résidaient pas et préféraient les mondanités, fit grand bruit et mécontenta Louis XV.] Et Gresset conclut en affirmant que « les lettres et les talents n'ont de réelle et durable gloire que quand la raison et la religion y sont unies »...
Online jeudi 24 novembre 2022・20:00 (Europe/Paris)
Lot n°86

GRESSET Jean-Baptiste-Louis (1709-1777) poète et auteur dramatique (Académie française). MANUSCRIT autographe, Réponse de M. Gresset Directeur de l'Académie Françoise au discours prononcé par M. d'Alembert, [1754] ; 8 pages in4. Discours lors de la réception de D'ALEMBERT à l'Académie Française (16 décembre 1754). Gresset, directeur de l'Académie depuis quelques mois, y accueille D'Alembert. Il passe rapidement sur l'éloge de l'incrédule d'Alembert, et concentre son discours sur le panégyrique de son prédécesseur, Jean-Baptiste SURIAN (1670-1754), évêque de Vence, digne héritier de Bossuet et Fléchier. Il dresse le portrait d'un « solitaire paisible, philosophe chrétien, sans cabale, sans protecteur », qui possédait cette voix impérieuse « qui soumet la raison, qui fait taire l'esprit, qui parle au coeur et commande le devoir », et dont l'éloquence véritable rejoignait celle des moeurs. Surian n'était « point de ces prédicateurs frivoles et méprisable qui, à la face des autels mêmes, cherchent moins les palmes du sanctuaire que les lauriers des spectacles [...] ces pontifes agréables et profanes craïonnés autrefois par Despréaux, et qui [...] venoient promener leur scandaleuse inutilité parmi les vices, le luxe et la mollesse de la capitale ou venoient ramper à la cour »... [Cette attaque contre les évêques académiciens, qui ne résidaient pas et préféraient les mondanités, fit grand bruit et mécontenta Louis XV.] Et Gresset conclut en affirmant que « les lettres et les talents n'ont de réelle et durable gloire que quand la raison et la religion y sont unies »...

Estimation
500 € - 700 €
Résultat
270 €
Frais de vente
30%
GRESSET Jean-Baptiste-Louis (1709-1777) poète et auteur dramatique (Académie française). MANUSCRIT autographe, Réponse de M. Gresset Directeur de l'Académie Françoise au discours prononcé par M. d'Alembert, [1754] ; 8 pages in4. Discours lors de la réception de D'ALEMBERT à l'Académie Française (16 décembre 1754). Gresset, directeur de l'Académie depuis quelques mois, y accueille D'Alembert. Il passe rapidement sur l'éloge de l'incrédule d'Alembert, et concentre son discours sur le panégyrique de son prédécesseur, Jean-Baptiste SURIAN (1670-1754), évêque de Vence, digne héritier de Bossuet et Fléchier. Il dresse le portrait d'un « solitaire paisible, philosophe chrétien, sans cabale, sans protecteur », qui possédait cette voix impérieuse « qui soumet la raison, qui fait taire l'esprit, qui parle au coeur et commande le devoir », et dont l'éloquence véritable rejoignait celle des moeurs. Surian n'était « point de ces prédicateurs frivoles et méprisable qui, à la face des autels mêmes, cherchent moins les palmes du sanctuaire que les lauriers des spectacles [...] ces pontifes agréables et profanes craïonnés autrefois par Despréaux, et qui [...] venoient promener leur scandaleuse inutilité parmi les vices, le luxe et la mollesse de la capitale ou venoient ramper à la cour »... [Cette attaque contre les évêques académiciens, qui ne résidaient pas et préféraient les mondanités, fit grand bruit et mécontenta Louis XV.] Et Gresset conclut en affirmant que « les lettres et les talents n'ont de réelle et durable gloire que quand la raison et la religion y sont unies »...
Vente jeudi 24 novembre 2022・20:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 7 rue Drouot 75009 Paris