SAND George (1804-1876).
L.A.S. « George Sand », [Nohant 7 janvier 1855], à Charles JACQUE ; 4 pages in-8 à l'encre bleue.
Au peintre animalier, qui lui a envoyé des poules pour la basse-cour de Nohant.
« Ils et elles sont arrivés ce soir bien vivants, et je ne peux pas vous dépeindre la scène d'étonnement et d'admiration de toute la famille, bêtes et autres, à la vue de ces superbes animaux. Quand tout cela ne donnerait ni œufs ni poulets, c'est tellement beau à voir qu'on se le payerait encore avec plaisir. On a tout de suite installé la compagnie dans son domicile et mis à l'engrais toute la valetaille, indigne de frayer avec pareille seigneurie. Vos instructions vont être affichées à toutes les portes de l'établissement, et j'aurai le plaisir d'y veiller, car ce monde-là en vaut la peine ».
Elle remercie chaleureusement Jacque pour cet envoi. « J'aime bien les poules que vous expédiez ; j'aime encore mieux celles que vous faites, mais j'aimerais mieux encore vous voir à Nohant mettre le nez dans notre famille, parce que je suis sûre que vous vous y trouveriez bien, et qu'une fois venu vous y reviendriez »...
Son fils Maurice et Manceau « étaient comme des enfants devant l'ouverture de ce panier plein de merveilles, et tous ces grands airs de prisonniers orgueilleux qui relevaient leurs aigrettes en nous regardant de travers »....
Correspondance, t. XIII, n° 6538 (texte rectifié :
Lettres d'une vie, Folio, n° 221).
Live vendredi 8 avril 2022・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°212

SAND George (1804-1876). L.A.S. « George Sand », [Nohant 7 janvier 1855], à Charles JACQUE ; 4 pages in-8 à l'encre bleue. Au peintre animalier, qui lui a envoyé des poules pour la basse-cour de Nohant. « Ils et elles sont arrivés ce soir bien vivants, et je ne peux pas vous dépeindre la scène d'étonnement et d'admiration de toute la famille, bêtes et autres, à la vue de ces superbes animaux. Quand tout cela ne donnerait ni œufs ni poulets, c'est tellement beau à voir qu'on se le payerait encore avec plaisir. On a tout de suite installé la compagnie dans son domicile et mis à l'engrais toute la valetaille, indigne de frayer avec pareille seigneurie. Vos instructions vont être affichées à toutes les portes de l'établissement, et j'aurai le plaisir d'y veiller, car ce monde-là en vaut la peine ». Elle remercie chaleureusement Jacque pour cet envoi. « J'aime bien les poules que vous expédiez ; j'aime encore mieux celles que vous faites, mais j'aimerais mieux encore vous voir à Nohant mettre le nez dans notre famille, parce que je suis sûre que vous vous y trouveriez bien, et qu'une fois venu vous y reviendriez »... Son fils Maurice et Manceau « étaient comme des enfants devant l'ouverture de ce panier plein de merveilles, et tous ces grands airs de prisonniers orgueilleux qui relevaient leurs aigrettes en nous regardant de travers ».... Correspondance, t. XIII, n° 6538 (texte rectifié : Lettres d'une vie, Folio, n° 221).

Estimation
500 € - 700 €
Résultat
744 €
Frais de vente
30%
SAND George (1804-1876). L.A.S. « George Sand », [Nohant 7 janvier 1855], à Charles JACQUE ; 4 pages in-8 à l'encre bleue. Au peintre animalier, qui lui a envoyé des poules pour la basse-cour de Nohant. « Ils et elles sont arrivés ce soir bien vivants, et je ne peux pas vous dépeindre la scène d'étonnement et d'admiration de toute la famille, bêtes et autres, à la vue de ces superbes animaux. Quand tout cela ne donnerait ni œufs ni poulets, c'est tellement beau à voir qu'on se le payerait encore avec plaisir. On a tout de suite installé la compagnie dans son domicile et mis à l'engrais toute la valetaille, indigne de frayer avec pareille seigneurie. Vos instructions vont être affichées à toutes les portes de l'établissement, et j'aurai le plaisir d'y veiller, car ce monde-là en vaut la peine ». Elle remercie chaleureusement Jacque pour cet envoi. « J'aime bien les poules que vous expédiez ; j'aime encore mieux celles que vous faites, mais j'aimerais mieux encore vous voir à Nohant mettre le nez dans notre famille, parce que je suis sûre que vous vous y trouveriez bien, et qu'une fois venu vous y reviendriez »... Son fils Maurice et Manceau « étaient comme des enfants devant l'ouverture de ce panier plein de merveilles, et tous ces grands airs de prisonniers orgueilleux qui relevaient leurs aigrettes en nous regardant de travers ».... Correspondance, t. XIII, n° 6538 (texte rectifié : Lettres d'une vie, Folio, n° 221).
Vente vendredi 8 avril 2022・14:00 (Europe/Paris)
Salle 3 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris